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07/08/2016 13:51 EDT | Actualisé 08/08/2017 01:12 EDT

JO-2016 - Première en or pour le Kosovo

Le Kosovo existe sur la carte de l'olympisme: la judoka Majlinda Kelmendi a offert dimanche au jeune pays des Balkans la première médaille d'or de son histoire aux JO, où il est présent pour la première fois.

Première porte-drapeau de son pays vendredi soir lors de la cérémonie d'ouverture de ces Jeux de Rio, Kelmendi (25 ans) place ainsi son pays, issu de l'éclatement de la Yougoslavie, sur la carte de l'olympisme, deux ans après la reconnaissance officielle des instances kosovares par le CIO.

A la fin de sa finale, Kelmendi (-52 kg) s'est écroulée sur le tapis, en larmes, avant d'aller saluer la poignée de supporters kosovars présents qui n'ont cessé de l'encourager aux cris de "Ko-so-vo! Ko-so-vo!".

Clin d'oeil de l'Histoire, le Kosovo a décroché son premier titre olympique quelques heures avant l'entrée en scène de l'athlète le plus médaillé de l'histoire des JO, la légende américaine aux 22 médailles dont 18 en or, Michael Phelps.

Lui était déjà là en 2000 à Sydney, à une époque où le Kosovo se battait pour son indépendance mais restait sous autorité provisoire des Nations unies.

Seize années plus tard, Michael Phelps est âgé de 31 ans et il est toujours présent, animé par la même motivation. Le "kid de Baltimore" avait certes mis un terme à sa carrière à l'issue des Jeux de Londres en 2012. Mais confronté au vide de l'après-carrière, il a replongé en 2014, toujours avec son entraîneur Bob Bowman qui le suit depuis ses débuts.

- Phelps et Ledecky en scène -

Pour son premier défi à Rio-2016 sur le relais 4x100 m dimanche soir, Phelps et ses partenaires auront pour principaux adversaires les Australiens et les Français, invaincus depuis leur sacre aux JO de Londres, mais moins impressionnants qu'il y a quatre ans.

A Rio, les Français tablent sur Florent Manaudou, absent du groupe lors des JO de 2012 mais qui, depuis, a brillamment pris part à tous les titres internationaux des Bleus.

Ces derniers ont remporté toutes les finales à enjeu sur lesquelles ils se sont présentés depuis Londres: aux Mondiaux grand bassin en 2015 et 2013, aux Mondiaux petit bassin en 2014 et aux Euros (grand bassin) en 2014 et 2016.

Phelps et Manaudou ont été dispensés des séries, dont le meilleur temps a été réalisé par la Russie, devant les Etats-Unis, l'Australie et la France.

Une autre star hégémonique des bassins, l'Américaine Katie Ledecky s'est, elle, déjà mise à l'eau sur 400 m nage libre. Elle a réalisé le meilleur temps des séries dimanche et semble s'orienter vers le premier des 3 titres individuels qui lui tendent les bras (200, 400, 800 m libre).

Le relais 4x100 m clôturera une soirée où quatre finales seront disputées, dont celle du 100 m brasse promise au Britannique Adam Peaty qui a marqué son territoire en battant le record du monde dès les séries samedi.

- Encore des records ? -

D'autres records tomberont-ils après la première soirée très prolifique samedi? Outre Adam Peaty, la Hongroise Katinka Hosszu a pulvérisé (de plus de 2 secondes) la meilleure marque sur 400 m 4 nages établie en 2012 par la Chinoise Ye Shiwen, source de nombreux soupçons.

Puis les Australiennes, autour de Cate Campbell, ont amélioré la meilleure marque mondiale sur le relais 4x100 m.

Le vent qui souffle sur Rio n'a aucune incidence sur la natation. En revanche, les rafales ont entraîné un report des épreuves d'aviron, sur la lagune de Lagoa, près du centre de Rio. D'autres épreuves, comme le canoë slalom, ont été retardées et quelques structures tubulaires sérieusement secouées.

Les conditions météo ont bien sûr perturbé le peloton de la course cycliste en ligne dames, remportée par la Néerlandaise Anna van der Breggen et marquée par la lourde et très spectaculaire chute de sa compatriote Anniemiek van Vleuten, immédiatement transportée à l'hôpital.

"Elle est consciente et peut communiquer", a indiqué l'Union cycliste internationale (UCI).

Par ailleurs, l'affaire du dopage d'Etat dans le sport russe, qui a perturbé les semaines ayant précédé les Jeux, a trouvé un écho: le Comité international paralympique (IPC) a annoncé la suspension du comité paralympique russe à la suite du scandale de dopage d'Etat mis au jour par le rapport McLaren le 18 juillet.

Cette suspension signifie que la Russie "n'aura pas le droit de participer aux prochains jeux Paralympiques de Rio" du 7 au 18 septembre.

Le ministre russe des Sports Vitali Moutko estime que cette sanction "dépasse l'entendement". De quoi augurer de nouvelles bagarres procédurales jusqu'aux Jeux paralympiques.

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