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07/08/2016 03:34 EDT | Actualisé 08/08/2017 01:12 EDT

Attaque de policières en Belgique: enquête pour "tentative d'assassinat terroriste"

Une enquête a été ouverte par la justice belge pour "tentative d'assassinat terroriste", au lendemain de l'attaque contre deux policières par un homme armé d'une machette, a annoncé dimanche le Premier ministre belge Charles Michel.

"Nous avons été informés par le parquet fédéral qu'une enquête a démarré immédiatement pour tentative d'assassinat terroriste (...) compte tenu d'un certain nombre d'éléments apparus immédiatement", a indiqué M. Michel, en référence au fait que l'assaillant, avant d'être abattu, avait crié "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand).

Aucun élément n'a été donné sur l'identité de l'agresseur, lors de cette conférence de presse organisée à Bruxelles à l'issue d'une réunion des services de sécurité du pays, après l'agression survenue samedi dans la ville wallone de Charleroi (sud de la Belgique).

L'auteur n'est "pas encore identifié", avait expliqué samedi soir M. Michel, "mais cela semble être de nouveau une attaque avec une connotation terroriste".

Réuni dès samedi, l'organisme indépendant chargé de l'évaluation de la menace terroriste en Belgique a décidé de maintenir son niveau inchangé.

Celui-ci se situe au niveau 3 pour le pays de manière générale (correspondant à une menace "possible et vraisemblable"), sur une échelle en comprenant quatre. Concernant spécifiquement les policiers, ce niveau est maintenu un cran en-dessous, à un niveau 2, avec une "vigilance particulière"

- 'Tête froide' -

L'agression de samedi est survenue aux alentours de 16H00 (14H00 GMT) devant l'hôtel de police de Charleroi.

L'assaillant "a immédiatement sorti une machette du sac de sport qu'il portait et il a porté des coups très violents au visage de deux policières qui se trouvaient de faction en face de l'hôtel de police en criant +Allah Akbar+", avait expliqué le porte-parole de la police de Charleroi, David Quinaux, au micro de RTL-TVI.

C'est une troisième policière qui a alors ouvert le feu et abattu l'assaillant, décédé plus tard à l'hôpital.

"Les deux collègues sont hors de danger", a précisé la police de cette ville située à une soixantaine de kilomètres au sud de Bruxelles. Une des policières a été atteinte au visage, tandis que sa collègue a été plus légèrement touchée".

Le Premier ministre belge a salué dimanche "le courage exceptionnel des policières qui ont subi cette attaque grave".

La police "a fait ce qu'il fallait faire, et a sans doute évité de cette manière une tragédie qui aurait pu être encore plus grande", a-t-il estimé.

Nous avons "donné des indications pour élever le niveau de sécurité de nos policiers", a précisé le chef du gouvernement belge. "Nous gardons la tête froide et le sang froid", soulignant que la situation que connaissait le pays était comparable à celle d'autres pays européens.

Sur le qui-vive, la police belge a effectué des dizaines de perquisitions antiterroristes depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, préparés depuis la Belgique et auxquels ont participé des jihadistes belges.

Le pays a lui aussi été meurtri par des attentats, le 22 mars 2016, à l'aéroport international de Bruxelles et dans la station de métro Maelbeek qui avaient fait 32 morts.

cds/agr/alc