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06/08/2016 09:05 EDT | Actualisé 07/08/2017 01:12 EDT

Rio-2016: cohue sous le soleil à l'ouverture du Parc olympique

Très longue file d'attente, piétinements, énervements sous le soleil exactement, et puis un sprint libérateur: l'ouverture au public du Parc olympique, samedi au premier jour des JO de Rio de Janeiro, a engendré une joyeuse cohue heureusement vite maîtrisée.

Dans la matinée, une file d'attente impressionnante a commencé à se former, dès la sortie de la station de bus rapide transportant des milliers de spectateurs depuis les quartiers touristiques de Rio vers le Parc Olympique, situé à une trentaine de kilomètres à l'ouest, dans le quartier moderne de Barra da Tijuca.

La foule de spectateurs serpentait sur des centaines de mètres, jusqu'aux portiques de détecteurs de métaux filtrant l'entrée des visiteurs vers les arènes olympiques.

Il y avait de très nombreux Brésiliens arborant, comme pour la Coupe du monde de foot, le maillot jaune de la Seleçao. Mais aussi des Américains au visage rougi, liquéfiés par l'éclatant soleil hivernal carioca. A l'ombre, il ferait 30°C. Sauf qu'ici, il n'y a pas un arbre à l'horizon. Que du béton et du goudron chauffés à blanc.

De quoi aussi échauffer un peu les esprits. Et tenter d'inévitables resquilleurs qui feignaient d'ignorer, l'air innocent, que la file s'étirait en U sur deux rangées, pour mieux la couper et tenter de gagner quelques centaines de mètres.

Ils étaient vite rappelés à l'ordre par les plus disciplinés, également les plus excédés: "Hé, Oh! Oui, vous là! La file c'est par là, vous allez attendre comme tout le monde!".

- Volontaires dépassés -

Les volontaires semblaient un peu dépassés et tendus. Contrairement aux militaires omniprésents avec leurs fusils d'assaut, postés tous les vingt mètres par groupes de deux ou trois, impassibles derrière leurs lunettes de soleil noires.

De nouveaux bus arrivaient et le flot des visiteurs ne cessait de grossir. On pouvait craindre le pire.

Mais soudain, les organisateurs ont ouvert des barrières métalliques, libérant de nouvelles voies d'accès vers les entrées du Parc.

Des volontaires se sont mis à crier dans leur mégaphone, à grand renforts de gestes: "Pas de queue par ici! Venez. Passez par la gauche, ça va plus vite. Entrée pour tous les stades, entrée pour tous les stades"!

C'est comme si on avait donné le top départ du marathon: ceux qui piétinaient se sont mis a courir à toute vitesse par centaines, à l'assaut des portes de l'Olympe. Chacun pour soi, dans une cavalcade débridée. Oubliée la file d'attente. Les premiers seraient bien les premiers.

La situation s'est ensuite rapidement normalisée. Une demi-heure plus tard, les nouveaux venus affluaient sans problème vers les arènes olympiques, sans attente exagérée aux portiques de sécurité.

- 'Quelques problèmes' -

"Nous avons eu quelques problèmes, en particulier au Parc olympique", a reconnu Mario Andrade, le chef de la communication du comité d'organisation Rio-2016 lors d'une conférence de presse.

Une autre très longue file d'attente s'est formée à proximité de la fameuse plage de Copacabana, cadre des compétitions de Beach-Volley, un sport très prisé des Brésiliens.

"Nous nous excusons auprès de tous ceux qui ont dû attendre dans les files d'attente sous le soleil et nous espérons que personne n'a raté une compétition à cause de ça", a-t-il ajouté.

Dans la foule aux portes du Parc olympique, Adriana Barbosa, une architecte, et son mari Fernando Martins, consultant d'entreprise, prenaient leur mal en patience. Ils sont venus de Sao Paulo passer le week-end à Rio pour assister aux premières joutes du tournoi de tennis.

Comme de nombreux visiteurs, ils ont étrenné la nouvelle ligne de métro reliant désormais les quartiers touristiques des plages de Copacabana et Ipanema à l'entrée de Barra da Tijuca, d'où il faut prendre ensuite une ligne de bus exclusive pour rejoindre le Parc olympique à une trentaine de kilomètres du point de départ.

"Le métro est vraiment très bien. Par contre, ensuite ça se bousculait pour monter dans les bus et on était serrés comme des sardines", commente Adriana.

"En tout, nous avons mis 40 minutes pour arriver ici, c'était rapide", ajoute-t-elle.

Elle ne croit pas si bien dire: un jour d'enfer ordinaire à Rio, sans cette nouvelle ligne de métro, à l'heure de pointe, on peut mettre jusqu'à trois heures en voiture, pare-choc contre pare-choc, ou serré debout dans un autobus avec ou sans climatisation, pour parcourir le même trajet.

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