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06/08/2016 13:34 EDT | Actualisé 07/08/2017 01:12 EDT

Houle et Duchesne n'ont pas aimé le parcours à Rio, jugé trop dangereux

RIO DE JANEIRO — Hugo Houle ne dérougissait pas après la conclusion de la course en ligne dans le cadre des Jeux olympiques de Rio de Janeiro, samedi. Il a notamment reproché aux organisateurs de mettre la santé des athlètes en danger en concevant un parcours trop audacieux.

De nombreuses têtes d'affiche, dont l'Australien Richie Porte et l'Italien Vicenzo Nibali, ont d'ailleurs été victimes de chutes qui auraient pu avoir des conséquences graves.

«Il faut trouver l'équilibre. Oui, ça fait un feu d'artifice sur la piste, mais on ne veut jamais voir un gars comme (Vicenzo) Nibali entrer dans poteau, ou des gars comme (Richie) Porte ou (Sergio) Henao heurter une porte», a déclaré Houle.

«S'il avait plu aujourd'hui, ç'aurait été une catastrophe, a-t-il poursuivi. Dans une course comme celle-ci, ce n'est pas le plus fort, mais c'est le plus fou qui l'emporte.»

La course a été marquée par de nombreux incidents, et seuls 63 coureurs sur les 144 inscrits ont complété l'épreuve de 236 km.

«Je ne suis pas super-enchanté à l'idée de m'attaquer à un parcours où on peut se tuer dans tous les virages, a dit Houle. On a vu combien de gars sont rentrés dans des poteaux, dans des arbres. À un certain moment, il faut mettre des limites. Nous ne sommes pas des bêtes de cirque.»

Son compatriote Antoine Duchesne, de Saguenay, s'est aussi attaqué à la qualité du parcours, particulièrement dans la première portion recouverte de pavés. Même s'il n'a pas été aussi incisif que Houle dans ses commentaires, on sentait une certaine frustration.

«Le pavé, en tant que tel, n'était pas difficile, mais il y avait énormément de trous et de crevasses, a-t-il noté. On rentrait là-dedans à plus de 60 km/h, donc il y a eu des sauts de chaîne, des crevaisons, des vélos qui cassent et des chutes.

«Ça n'appportait rien de plus quant à la difficulté du parcours, a-t-il ajouté. Ç'a juste forcé plusieurs coureurs à changer de vélo, ce qui les a mis dans le pétrin.»

L'oreillette, une autre source de mécontentement

Le règlement olympique qui interdit les communications entre les membres des équipes à l'aide d'une oreillette — comme c'est le cas sur les circuits professionnels — est une autre source de danger, selon Houle.

L'objectif avoué de ce règlement est de ne pas favoriser les stratégies de course, afin de mettre l'emphase sur les performances individuelles. Houle, cependant, considère que cette décision menace la santé des cyclistes.

Il suggère donc que toutes les équipes soient sur la même chaîne radio, et que les communications ne se fassent que de façon unidirectionnelle — de l'équipe jusqu'au coureur. De cette façon, la sécurité des athlètes serait assurée.

«L'oreillette, c'est une chose, car sans elle il y a moins de communications, a convenu le cycliste de Sainte-Perpétue. On est moins au fait des écarts, donc ç'a un impact.

«Quand Nibali et Henao sont tombés, le groupe derrière rentrait comme une balle et ignorait qu'ils étaient au sol, a-t-il rappelé, à propos de la chute qui a ouvert la voie à la victoire du Belge Greg van Avermaet. Ç'aurait pu être très dangereux. Au moins, avec l'oreillette, les gars auraient su qu'ils étaient au sol et auraient levé le pied.»

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