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03/08/2016 05:05 EDT | Actualisé 04/08/2017 01:12 EDT

Un ancien rebelle communiste est nommé premier ministre du Népal

KATMANDOU, Népal — Le Parlement népalais a choisi mercredi un ancien rebelle communiste comme nouveau premier ministre.

Le chef du parti maoïste Pushpa Kamal Dahal a reçu l'appui de 363 parlementaires, tandis que 210 se sont opposés à sa candidature.

La plus grande formation politique du pays, le Congrès népalais, s'est rangée derrière lui, tout comme plusieurs autres petits partis. M. Dahal prend donc la tête d'un gouvernement de coalition, ce qui permet de craindre la poursuite de l'instabilité politique qui secoue le pays.

C'est la deuxième fois que M. Dahal est nommé premier ministre. Son premier mandat s'est terminé en 2009 quand il s'est querellé avec le président concernant le congédiement du chef de l'armée.

M. Dahal a dirigé une insurrection communiste contre le gouvernement jusqu'en 2006, quand les rebelles ont ratifié un accord de paix négocié par les Nations unies. La rébellion a coûté la vie à quelque 17 000 personnes.

Les maoïstes se sont alors alliés aux principaux partis politiques pour contraindre le roi Gyanendra à renoncer au pouvoir. La monarchie a été abolie en 2008. Le parti de M. Dahal est alors devenu le plus grand du pays et il a été nommé premier ministre. Il a démissionné en 2009, quand le chef de l'armée qu'il avait congédié a été remis en poste par le président.

Le gouvernement de coalition associe deux formations qui n'ont pratiquement rien en commun et qui étaient même des ennemis jurés quand les maoïstes luttaient contre le gouvernement.

Le chef du Congrès népalais — Sher Bahadur Deuba, qui était à ce moment premier ministre — avait offert une récompense de 50 000 $ US pour la mort de M. Dahal et d'autres leaders maoïstes.