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03/08/2016 16:21 EDT | Actualisé 04/08/2017 01:12 EDT

« Nous devons parler des commotions » - Landeskog

Le capitaine de l'Avalanche du Colorado, Gabriel Landeskog, soutient qu'il est temps qu'on accorde plus d'attention aux conséquences des commotions cérébrales au hockey.

Sur le site internet The Players' Tribune, Landeskog a signé un texte intitulé Nous devons parler des commotions.

Il s'agit d'un plaidoyer qui survient quelques jours après que le commissaire de la Ligue nationale de hockey (LNH), Gary Bettman, ait été critiqué à nouveau pour la position de son circuit.

Selon Bettman, « les preuves sont insuffisantes » pour établir un lien entre les blessures à la tête et les maladies dégénératives au cerveau.

Landeskog aborde la commotion cérébrale qu'il a subie en janvier 2013.

« C'est tout simplement impossible que votre cerveau ne soit pas affecté par une telle collision », écrit-il.

L'attaquant de 23 ans dit que sa blessure est survenue lorsqu'il regardait vers le bas pour repérer la rondelle dans un match contre les Sharks de San José et que Joe Thornton lui a appliqué une mise en échec.

Il se rappelle que « tout est devenu noir » après le choc, bien qu'il soit retourné sur la patinoire plus tard dans la rencontre. Dans son esprit, c'est ce qu'il devait faire en tant que capitaine pour donner l'exemple à ses coéquipiers.

Landeskog relate aussi que la collision a laissé des traces. Le matin suivant, il avait l'impression « que deux blocs de ciment lui serraient la tête », qualifiant la sensation d'atroce.

Il a été incapable de regarder la télévision pendant la semaine suivant l'incident, trop dérangé par les lumières et le bruit.

Landeskog affirme qu'il veut faire entendre sa voix sur le sujet pour que les hockeyeurs plus jeunes « saisissent bien la complexité » des commotions et de leurs effets. Il veut qu'un temps de guérison approprié soit accordé à la suite d'une commotion cérébrale.

Il évoque une mentalité qui évolue dans la LNH quant aux commotions, avec des joueurs mieux sensibilisés et des règlements visant à empêcher le retour des joueurs dans un match où survient une blessure à la tête.

Il laisse toutefois entendre qu'il y a encore des attitudes « machos » envers ce qui est considéré comme une blessure « invisible ».

« Si nous continuons à rester muets, ça envoie le message que ce n'est pas correct de prendre le temps de récupérer, que c'est un signe de faiblesse, a écrit le Suédois. Il faut se lever et parler. »