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03/08/2016 13:00 EDT | Actualisé 04/08/2017 01:12 EDT

Natation: le Canada veut prouver qu'il a progressé depuis les Jeux de Londres

RIO DE JANEIRO — Quand le Britannique John Atkinson est arrivé en poste comme directeur haute performance à Natation Canada en 2013, il avait un message bien précis à transmettre à ses nouveaux protégés.

«Quand j'ai rencontré les membres de l'équipe pour la première fois, je leur ai dit que le plus important, c'était de s'améliorer, s'est rappelé Atkinson mercredi, lors de la conférence de presse tenue au Centre de presse international de Rio de Janeiro. Peu importe le temps qu'ils avaient réussi aux essais, ils devraient faire mieux dans les grandes compétitions internationales cet été-là.»

Le message est passé. Si bien que l'équipe canadienne souhaite participer à 14 finales des Jeux olympiques de Rio, ce qui doublerait le total obtenu à Londres.

«En 2012, nous avons gagné deux médailles — l'argent de Ryan Cochrane au 1500 m style libre et le bronze de Brent Hayden au 100 m style libre — et participé à sept finales. Ensuite, Brent a pris sa retraite. Comme il avait participé à deux finales, ça réduisait notre nombre à cinq.

«En 2014, nous avons poursuivi avec le même programme — s'améliorer — aux Jeux du Commonwealth et aux Panpacifiques. En 2015, nous parlions d'amélioration, mais également de progression.»

D'accroître le nombre de nageurs en finales est la première étape. C'est ce que l'équipe a pu faire aux Championnats du monde, l'an dernier, à Kazan, plaçant 14 nageurs en finales.

La tâche ne sera pas facile: des 28 nageurs — dont les Québécoises Stephanie Horner (Beaconsfield), Audrey Lacroix (Pont-Rouge), Sandrine Mainville (Boucherville) et Katherine Savard (Montréal) — , 24 en sont à leurs premiers Jeux et la moyenne d'âge de l'équipe est de 22 ans. L'équipe compte d'ailleurs sur les deux plus jeunes athlètes de la délégation canadienne: Javier Acevedo, 18 ans, et Penelope Oleksiak, qui a eu 16 ans en juin.

«Ce qu'on veut voir ici, c'est davantage de finalistes qu'à Londres. De passer à 14 finalistes est ce que nous souhaitons. Il s'agirait d'une amélioration de 100 pour cent et ça nous placerait parmi les meilleures nations en natation, souligne Atkinson. Évidemment, nous avons plusieurs athlètes que nous considérons des espoirs de médailles, mais il n'y a pas de médailles faciles à aller chercher.

«Notre premier jalon de mesure sera de placer plus d'athlètes parmi les huit premiers. Ensuite, c'est de voir si on ne peut pas placer ceux qui sont actuellement classés aux rangs no 4 à 6 dans leurs distances sur le podium. On sait qu'on ne convertit pas toutes les occasions que nous avons. Le plus important, c'est de s'améliorer, de progresser.»

Atkinson et le reste de l'état-major de Natation Canada pourront constater la progression de l'équipe du 6 au 13 août.