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03/08/2016 08:43 EDT | Actualisé 04/08/2017 01:12 EDT

L'Unicef s'inquiète du sort des enfants d'Alep, en Syrie

BEYROUTH — L'agence onusienne des enfants est «extrêmement inquiète» de la santé et du bien-être des enfants coincés dans la ville d'Alep, dans le nord de la Syrie, particulièrement dans les quartiers rebelles de l'est de la ville qui sont assiégés par le régime.

L'Unicef a publié ce communiqué au moment où les insurgés tentaient, pour une troisième journée consécutive, de briser le siège gouvernemental dont font l'objet depuis la mi-juillet les quartiers contrôlés par l'opposition.

Le directeur régional de l'Unicef, Saad Houry, réclame un accès humanitaire sans encombre à la ville divisée et la protection des enfants. L'Unicef affirme que les enfants forment le tiers des quelque 300 000 résidants prisonniers des quartiers rebelles.

Dans les secteurs de l'ouest de la ville, qui sont contrôlés par le gouvernement, l'Unicef dit que 25 000 personnes ont été chassées de chez elles et ont trouvé refuge dans des mosquées, des bâtiments universitaires et des jardins publics.

Des groupes d'opposition témoignent de frappes aériennes et de bombardements intenses à Alep et en banlieue. Les médias officiels rapportent que les forces gouvernementales ont repoussé l'offensive rebelle sur plusieurs fronts.

Un journaliste sur le terrain affirme que le régime a repris deux villages dont il avait perdu le contrôle près d'Alep plus tôt cette semaine.

Des militants de l'opposition à Alep indiquent que les forces gouvernementales ont attaqué plusieurs hôpitaux improvisés de la ville.

Un communiqué publié mercredi par le groupe new-yorkais Physicians for Human Rights affirme que les forces gouvernementales ont lancé des attaques mortelles contre six hôpitaux d'Alep depuis une semaine. Il s'agirait de la pire semaine au chapitre des attaques contre des installations médicales depuis le début de la guerre civile syrienne en 2011.

Le groupe dit avoir confirmé chaque attaque. Quatre enfants seraient morts dans une clinique pédiatrique après avoir manqué d'oxygène. Chaque attaque constitue un crime de guerre, a dit une porte-parole de l'organisation.