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03/08/2016 12:46 EDT | Actualisé 04/08/2017 01:12 EDT

Guibord s’en va-t-en guerre obtient près de 12 000 entrées en 5 jours en France

MONTRÉAL — Le film québécois «Guibord s’en va-t-en guerre» a profité de critiques favorables et du bouche-à-oreille en France pour obtenir un nombre d'entrées plutôt satisfaisant, selon la production.

Selon les chiffres obtenus auprès du producteur Luc Déry, le long métrage de Philippe Falardeau a obtenu 11 369 entrées au cours de ses cinq premiers jours à l'affiche en France dans 65 salles dans une dizaine de villes, dont Paris, Lyon et Bordeaux.

Sorti mercredi dernier, le 27 juillet, le film mettant en vedette Patrick Huard, incarnant un député fédéral indépendant, et Irdens Exantus, dans le rôle d'un stagiaire haïtien idéaliste, était en voie d'atteindre les 15 000 entrées après une semaine à l'affiche.

C'est ce qu'a indiqué M. Déry à La Presse canadienne, disant être tenu au courant par le distributeur en France, Happiness Distribution, qui anticipe d'atteindre 50 000 à 60 000 entrées avant la fin de la diffusion du film sur les écrans français.

Ainsi, dans le parcours de M. Déry, «Guibord s’en va-t-en guerre» sera bien loin du «phénomène» du film «Incendies» de Denis Villeneuve, avec ses 400 000 entrées, mais obtiendra un résultat plus important, par exemple, que celui de «Tu dors, Nicole», de Stéphane Lafleur, avec un «succès d'estime» de 12 000 à 15 000 entrées.

«Monsieur Lazhar», autre film réalisé par Philippe Falardeau et sorti en 2011, avait obtenu environ 200 000 entrées en France.

Le producteur a fait valoir que les attentes n'étaient pas les mêmes pour «Guibord s’en va-t-en guerre», soutenant que les comédies ont «tendance à un peu moins bien voyager que les drames ou les films très touchants».

«Dans nos rêves les plus fous, on pensait se rendre à 100 000 entrées. À partir de 75 000, on serait super, super content. Si on se rend à 50 000, on va être content aussi. C'est quand même un bon score pour un film québécois là-bas», a confié M. Déry en entrevue téléphonique.

«Incendies» et «Monsieur Lazhar», tous deux en nomination pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, avaient contribué à la visibilité du cinéma québécois en France et ailleurs dans le monde. Est-ce qu'au début des années 2010, le terreau était plus fertile pour les films québécois en France?

«Je dirais que le cinéma québécois est aussi présent en ce moment que dans ces années-là, a dit M. Déry. (...) Il y a C.R.A.Z.Y. — sorti en 2005 — qui a un peu relancé une vague de cinéma québécois en France, un peu avant 'Incendies'. Mais à cette époque-là, il y avait à peine un ou deux films québécois qui sortaient en France par année. Cette année, il y a une dizaine de films québécois qui vont sortir en France. Et il y a Xavier Dolan, qui est un phénomène énorme en France. 'Mommy', c'est plus d'un million d'entrées. Toute cette vague-là fait en sorte que le cinéma québécois est très en vogue en France en ce moment.»

«Guibord s’en va-t-en guerre» a été présenté sur les écrans en Allemagne, en Suisse et en Belgique, et des sorties dans trois ou quatre autres marchés suivront là où le film a été vendu.