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02/08/2016 03:13 EDT | Actualisé 02/08/2016 03:34 EDT

Quoloc, le «Airbnb de la colocation» qui veut conquérir le monde

Courtoisie/Quoloc.com

L’idée lui avait longtemps occupé l’esprit avant qu’elle ne se concrétise il y a un peu moins d'un an. En octobre 2015, avec quelques milliers de dollars en poche et après plusieurs mois de travail, Yacine Mahir a lancé Quoloc.com. Plateforme pour trouver un colocataire, une colocation ou un appartement, elle compte aujourd’hui 20 000 abonnés, un chiffre qui fait le grand bonheur du principal intéressé, qui a des idées de grandeur.

À 28 ans, ce Français venu s’installer à Montréal en 2012 se décrit comme un entrepreneur social. Quoloc.com, «son bébé», il nous le présente comme le «Airbnb de la colocation.» C’est dire à quel point Yacine est confiant dans l’entreprise qu’il a créée, qui ne compte pour l’instant qu’un seul employé : lui-même.

«Quand je suis arrivé à Montréal, j’ai commencé à regarder sur différents sites pour trouver un lieu où rester. Et je suis tombé sur des listes à n’en plus finir. Je me suis dit qu’il était grand temps de repenser la chose», explique Yacine, qui a cru bon à ce moment précis de mettre sur pieds «un site de petites annonces, mais avec un volet réseau social».

Le jeune homme a donc pris l’initiative de créer des groupes Facebook où les internautes à la recherche de colocs pourraient échanger. Puis devant la popularité de ces pages, Yacine n’a pas hésité une seule seconde.

Pour assurer la vitalité de son site, il fallait à tout prix que ce dernier soit efficace, dans l’expérience et le design. Il a d’abord lui-même dessiné le logo, puis la page d’accueil du site, et toutes les autres pages. Il a ajouté à cela un système de notation, afin que les abonnés puissent s’évaluer, et un système de correspondance pour faciliter les échanges. Et le nom de «Quoloc» s’est imposé par après. «Si jamais ça fonctionnait, je voulais que les gens sachent que c’est une startup made in Québec», dit-il sourire en coin.

Le site permettrait de trier non seulement par prix ou par ville, mais également selon plusieurs autres critères, notamment la personnalité et le mode de vie du coloc en question.

D’ailleurs, le site ne rapporte aucun sou à Yacine, qui écarte l’idée un jour de rentabiliser son site avec de la publicité. «J’ai toujours eu envie de créer quelque chose par moi-même, quelque chose qui allait servir à monsieur et madame Tout-le-monde, pas seulement qui servirait à générer de l’argent, mais avec un vrai but.»

Puis, évidemment, il voulait éviter que des arnaqueurs puissent se faufiler et afficher des annonces sur son site. Un combat qui n’est jamais gagné d’avance, certes, mais il se réjouit d’y être minimalement arrivé : en filtrant les abonnements, il a gagné la confiance de la gent féminine, une clientèle plus à risque d’être ciblée par des individus mal intentionnés. «Je passe des heures chaque jour à trier les inscriptions. 65% de nos abonnées sont des filles. Pour moi, c’est la preuve que les gens ont confiance en notre site.»

Actuellement, de son propre aveu, Yacine dit pouvoir consacrer pas plus de quatre heures par jour à la plateforme, lui qui est occupé avec la conception d’autres sites. Mais ce n’est qu’une question de temps avec qu’il puisse y mettre toute son énergie, dit-il.

«Le site, officiellement, il est en ligne que pour Montréal, mais on a beaucoup d’annonces à New York, Boston, Chicago, Los Angeles, San Diego, San Francisco, se réjouit le créateur. Je veux essayer de l’amener le plus loin possible, idéalement dans le monde entier.»

«Un Français qui partira de Paris pour venir à Montréal pourra se créer un profil et avoir une bonne expérience. Les colocataires pourront dire dans son profil que ça s’est super bien passé. Le lendemain, quand il va déménager pour aller à New York, il pourra leur montrer son profil et ses bonnes références.»

Yacine dit avoir lui-même eu des expériences en colocation moins fructueuses. Avec son site, il veut éviter à d’autres de se retrouver dans la même situation que lui. «J’ai vécu en colocation avec des personnes qui ne correspondaient pas à mon style de vie, ce qui faisait qu’on n’était pas compatible.»

«Quand on est enfant, on vit avec ses parents. Quand on grandit, il faut trouver des gens qui nous correspondent, qui pourraient devenir une nouvelle famille.»

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