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31/07/2016 06:11 EDT | Actualisé 01/08/2017 01:12 EDT

L'ONU invite formellement le régime syrien aux pourparlers de paix fin août

L'envoyé spécial adjoint de l'ONU pour la Syrie, Ramzy Ezzeldin Ramzy, a invité dimanche à Damas le gouvernement syrien aux nouveaux pourparlers avec l'opposition prévus fin août, un appel auquel le régime a répondu favorablement.

Mardi, l'envoyé spécial de l'ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a affirmé qu'il souhaitait "organiser un 3e round de discussions vers la fin du mois d'août", après l'échec de deux sessions de négociations cette année.

"J'ai informé le ministre et son adjoint de l'intention de l'envoyé spécial de Mistura de reprendre les pourparlers intersyriens vers la fin du mois d'août", a indiqué M. Ramzy, à l'issue d'une rencontre avec le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem et son adjoint Fayçal Moqdad.

"J'ai expliqué au ministre comment nous allions procéder et nous avons discuté de la manière de rendre crédible ce processus de transition politique soutenu par le Conseil de sécurité (de l'ONU)", a encore indiqué le responsable onusien arrivé en matinée dans la capitale syrienne.

Il a précisé que M. Mouallem a "confirmé l'intention du gouvernement syrien de participer à ces pourparlers".

M. Moqdad a souligné que le gouvernement syrien était "prêt à reprendre ces pourparlers sans conditions préalables et dans un cadre intersyrien sans ingérence étrangère", a rapporté de son côté l'agence officielle syrienne Sana.

L'annonce de M. de Mistura intervient au moment où l'opposition armée se trouve en difficulté depuis quelques mois, notamment dans la métropole d'Alep (nord), où les forces gouvernementales assiègent complètement les quartiers tenus par les rebelles.

Une feuille de route pour la paix en Syrie, entérinée en décembre par l'ONU, prévoyait la mise en place d'un organe de transition (qui aurait dû intervenir le 1er août), une nouvelle Constitution, et l'organisation d'élections d'ici mi-2017.

Mais le sort du président syrien Bachar al-Assad reste la principale pierre d'achoppement, l'opposition soutenue par des puissances occidentales et régionales comme Ryad et Anakara réclamant son départ, tandis que Damas, appuyé par la Russie et l'Iran, refuse catégoriquement ce scénario.

La Syrie est plongée depuis 2011 dans une guerre qui a fait jusqu'à présent plus de 280.000 morts et a poussé plus de la moitié de la population à fuir.

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