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31/07/2016 13:23 EDT | Actualisé 01/08/2017 01:12 EDT

Brésil : manifestations pour et contre Rousseff à cinq jours des JO

A cinq jours des jeux Olympiques, des milliers de personnes ont manifesté dimanche dans plusieurs villes du Brésil pour réclamer le départ définitif de la présidente Dilma Rousseff, soutenue ici ou là par des groupes plus petits.

A Rio de Janeiro, environ 4.000 personnes ont défilé sur le boulevard longeant la célèbre plage de Copacabana, en plein contraste avec l'image de carte postale que cette métropole veut donner à l'approche des Jeux qu'elle accueille, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des haut-parleurs montés sur des camions diffusaient l'hymne national et de la samba, derrière une pancarte sur laquelle on pouvait lire "Dilma dehors et la prison pour Lula", son prédécesseur à la présidence, actuellement inculpé dans le cadre de l'enquête sur un scandale de corruption qui touche le géant pétrolier Petrobras.

Dans la capitale Brasilia, quelque 3.000 personnes ont manifesté contre la présidente devant le Congrès, selon la police.

A Sao Paulo, la plus grande agglomération du pays, des milliers de personnes se sont rassemblées sur l'avenue Paulista, dans le centre-ville, pour demander la destitution définitive de Mme Rousseff et la prison pour Lula.

D'autres manifestations contre la présidente ont également réuni des milliers de personnes dans des villes comme Recife et Salvador (nord-est) et Belo Horizonte (sud-est), ont dit leurs organisateurs.

Des rassemblements plus petits contre son adversaire, le président par intérim Michel Temer, ont parallèlement eu lieu dans plusieurs agglomérations brésiliennes, à l'appel d'une organisation baptisée "Le Front du peuple sans peur".

Mme Rousseff, visée par des accusations de falsification des comptes publics, est sous le coup d'une procédure de destitution qui pourrait aboutir en septembre.

Elle se dit victime d'un "coup d'Etat parlementaire" ourdi par le vice-président Temer. Si elle est définitivement écartée du pouvoir, c'est lui qui la remplacera jusqu'à la fin de son mandat, en 2018.

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