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28/07/2016 06:32 EDT | Actualisé 29/07/2016 03:35 EDT

Jérémy Demay, «culottes baissées» devant Dominic Paquet et Alex Nevsky

Les spectateurs qui assistaient à la représentation de 21h30 du Gala Juste pour rire «Couple versus Célibataire», le jeudi 21 juillet dernier, ont été témoins d’un cocasse moment imprévu impliquant Jérémy Demay, Dominic Paquet, Alex Nevsky et Maxim Martin, lorsque le premier s’est présenté à ses trois amis dans son plus simple appareil… sans que la salle ne réalise ce qui était en train de se passer. Explications.

(Crédit de la photo ci-dessus : Benoit Z. Leroux)

«C’a été le moment le plus drôle de toute ma vie, confie Jérémy Demay au Huffington Post Québec, un sourire dans la voix. Je faisais un numéro avec Maxim Martin, Dominic Paquet et Alex Nevsky, où on était dans un sauna. À un certain moment, je devais dire à Alex Nevsky : «Je me suis rasé (NDLR : le sexe), je suis irrité, est-ce que tu pourrais regarder?» Et Alex et Dominic Paquet se sont penchés vers moi. Mais, ce que je n’avais pas dit aux gars, c’est que je ne portais rien, en dessous de ma serviette. Je me suis dit que je voulais vivre ça une fois dans ma vie (rires). Je voulais les surprendre. Alors, je n’ai rien mis en dessous, et les gars ont vécu ça live

Jérémy Demay assure que ses complices du sketch n’étaient au courant de rien et ont réellement été déroutés par son «initiative». Il a d’ailleurs choisi la présentation du gala de 21h30, et non celle de 18h30, pour taquiner ainsi ses collègues, question de ne pas brûler son punch à l’avance.

«J’aurais dû porter un sous-vêtement, mais moi, je me suis dit : quelle belle occasion d’essayer quelque chose que personne ne fait, que seuls eux deux vont voir, ça va être drôle et on va s’en rappeler toute notre vie! Et, effectivement, on a beaucoup, beaucoup ri. En arrière-scène, tout le monde le savait, et tout le monde riait dans les loges. C’était comme faire quelque chose d’interdit, mais de très drôle, que personne ne verrait! Je les ai tellement surpris que Dominic a eu du mal à continuer le numéro.»

«Dans la salle, personne ne l’a su, ajoute Demay. En fait, je pense que des gens ont pu s’en rendre compte parce qu’ils ont vu le fou rire, mais personne n’a rien vu. Ça a mis du piment à ce qui était prévu.»

Barrette et Coderre

Autres minutes magiques pour Jérémy Demay pendant le Festival Juste pour rire : cette participation au gala hommage à Michel Barrette, lundi, où il a offert l’un des segments les plus appréciés. C’est à la demande de Michel Barrette lui-même que Jérémy a fait partie des invités de cette soirée très spéciale.

«J’ai participé pendant un an à l’émission Pour le plaisir (NDLR : que co-animait Michel Barrette avec France Castel, à Radio-Canada). Michel est quelqu’un de très vrai. Je trouve ça beau et rare, dans le monde dans lequel on vit, quelqu’un de fondamentalement vrai et authentique. C’est pour ça que cet homme me touche. C’est lui qui a demandé à ce que je sois sur le gala, et ça m’a beaucoup touché.»

Pour ce stand-up où il reprenait une enfilade de sacres intégrée à l’un des one man shows de Michel Barrette dans les années 2000, Jérémy Demay dit ne pas avoir consacré des heures de répétitions.

«Je ne me suis pas préparé tant que ça, parce que c’était un hommage, indique Jérémy. Répéter un numéro hommage à Michel Barrette, si Michel Barrette n’est pas dans la salle, ce n’est pas si intéressant. La plupart des numéros, dans les galas hommages, n’ont jamais été testés avant, parce que ça prend un contexte. Moi, je ne l’avais fait que deux fois, dans des bars. Les hommages, c’est stressant, parce que ce sont des moments qui se passent directement dans l’arène, devant 3000 personnes, les caméras qui tournent, et le gratin du show-business qui est là. Mais j’avais un bon feeling avec ce numéro et, oui, c’a bien passé.»

C’a de surcroît été l’occasion, lundi, pour Jérémy Demay, de blaguer allègrement avec le maire de Montréal, Denis Coderre, qui était assis dans l’assistance. «Il est plus à la télé qu’Éric Salvail, cet hostie-là, câlisse», a entre autres dit Demay dans son monologue, à propos du politicien. Sans méchanceté, évidemment.

«Ce qui est super avec Denis, c’est qu’il est bon joueur. On peut le taquiner et il le prend bien, il accepte l’humour. C’est une belle qualité d’homme en général et d’homme politique, de prendre les taquineries. On s’est vus à la fin du gala, on s’est serrés dans nos bras, il n’y avait aucune malice. C’est vraiment un homme qui accepte les commentaires et les critiques, et je trouve ça très honorable.»

Carte blanche

Après ces triomphes à la Salle Wilfrid-Pelletier, Jérémy Demay conclura sa série d’apparitions au Festival Juste pour rire ce vendredi, 29 juillet, sur la Scène Vidéotron, avec un spectacle extérieur intitulé Feel Good avec Jérémy Demay et ses invités, qui s’ouvrira à 21h.

Se joindront entre autres à lui sur la grande plateforme de la Place des Festivals, Mathieu Cyr, Katherine Levac, Alex Nevsky (son grand ami dans la vie), ainsi qu’un DJ pour générer une ambiance musicale, dans une mise en scène de Gilles Cormier. Le petit Alexis Lefebvre, aux prises avec des handicaps à une main et au cœur, et futur humoriste qui s’est déjà produit en première partie de Jérémy, de Mike Ward et de Mariana Mazza, sera également de la fête, Jérémy Demay l’ayant pris sous son aile.

«Juste pour rire m’a donné une grosse carte blanche, explique Jérémy, emballé. J’ai décidé d’inviter plusieurs personnes, parce que j’aime partager la scène avec d’autres gens, leur donner l’opportunité de vivre ça. Ce sera un show joyeux, avec beaucoup de variété, qui va bien terminer le festival!»

«Pour les humoristes, c’est toujours un peu stressant de faire des spectacles extérieurs, continue-t-il. Parce que le rire se perd. Contrairement à l’intérieur d’une salle, en plein air, il y a beaucoup plus de monde, en général. Mais c’est un très, très beau cadeau.»

Membre de l’écurie Juste pour rire, Jérémy Demay dit adorer la frénésie du festival qui occupe chaque année son mois de juillet, et dont la 34e édition s’achèvera ce samedi.

«J’aime l’énergie créatrice qui règne pendant le festival. On vit tous la même chose et on se comprend. Parfois, je n’arrive pas à me décoller quand il y a un party après! J’aime baigner là-dedans. Il y a une connexion simple entre nous tous, qu’il y a moins dans un autre milieu», conclut-il.

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