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Les Canadiens grandissent moins vite que d'autres nationalités

Non, les Canadiens ne peuvent plus regarder les autres de haut. Classés dans le palmarès des 10 plus grands de la planète il y a 100 ans, ils ont reculé de plusieurs positions, dévoile une nouvelle étude du Imperial College de Londres.

Un texte de Philippe Lépine

Les hommes sont passés du 5e au 27e rang entre 1914 à 2014, en termes de grandeur moyenne. Les femmes, elles, du 6e au 40e. Et les Américains font encore pire en chutant quelques échelons plus bas.

Ce sont les Iraniens et les Sud-Coréennes qui ont gagné le plus de hauteur, avec une hausse moyenne de 16,5 cm et 20,2 cm respectivement.

En 2014, les hommes les plus grands se trouvaient au Pays-Bas et mesuraient, en moyenne, 1,83 m. Belges et Estoniens emboîtent le pas.

Parmi la gente féminine, les géantes se trouvent du côté de la Lettonie et sont talonnées par les Néerlandaises et les Estoniennes.

Du côté de ceux qui ont moins poussé se trouvent les habitants du Timor-Oriental, dont la taille moyenne atteint 1,60 m et les femmes guatémaltèques, qui mesurent un maigre 1,49 m.

En 100 ans, l'écart de taille entre les deux sexes a à peine fluctué. Il était de 11 cm en 1914 et de 12 cm en 2014.

L'environnement déteint sur la taille

Alors que l'Espagne, l'Italie, et certains pays de l'est de l'Asie et d'Amérique du Sud ont vu leurs compères grandir, certains habitants d'États d'Afrique du nord ou subsaharienne et du Moyen-Orient ont rapetissé pendant les 40 dernières années.

Les quelque 800 chercheurs impliqués, dont certains provenaient du Canada, se sont basés sur les données de recensement militaire et sur des études portant sur les maladies, la santé et la nutrition humaine dans 200 pays. Les mesures étaient effectuées auprès de personnes âgées de 18 ans.

Ils ont démontré, entre autres, que le milieu dans lequel chacun évolue, la nutrition et les génétiques influent sur la grandeur.

L'étude menée en lien avec l'Organisation mondiale de la santé a aussi permis d'établir que les plus grands d'entre nous vivaient en général plus longtemps et faisaient un meilleur salaire, mais risquaient davantage de développer un cancer de la prostate ou des ovaires.

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