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Fruits et légumes imparfaits : la priorité est ailleurs selon l'UPA du Bas-Saint-Laurent

Le président de la Fédération de l'UPA du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, est sceptique quant aux impacts qu'aurait l'abrogation du Règlement sur les fruits et légumes frais par le ministre Pierre Paradis.

Un texte de Richard Lavoie

Le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Pierre Paradis, a annoncé lundi l'abrogation de ce règlement, ce qui permet dorénavant la vente des légumes imparfaits.

Le président de l'UPA ne croit pas qu'il s'agisse d'une priorité pour les producteurs. Gilbert Marquis admet que de nombreux fruits et légumes imparfaits, difformes ou tachetés sont gaspillés, faute de pouvoir les écouler, mais il croit que la tendance pour le consommateur est plutôt à la recherche de qualité.

Il admet toutefois « qu'il y a un marché pour tout » et qu'il y aura sans doute des clients qui opteront pour des fruits et légumes de moins bonne apparence si le prix est plus bas. Néanmoins, il croit que les producteurs doivent plutôt se tourner vers la transformation pour écouler ces produits moins attrayants.

Pour Gilbert Marquis, la priorité est ailleurs. Il voudrait bien, comme le réclament depuis longtemps les producteurs agricoles, que le ministre Paradis travaille pour que les tablettes des supermarchés soient ouvertes aux produits locaux et régionaux.

Selon une étude publiée en 2010 par le Value Chain Management Centre, près de 10 % des fruits et légumes frais seraient gaspillés directement au champ, notamment en raison des exigences de la commercialisation.

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