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25/07/2016 09:45 EDT | Actualisé 26/07/2017 01:12 EDT

Un premier bébé atteint du Zika voit le jour en Europe

Une femme porteuse du virus Zika a donné naissance, à Barcelone en Espagne, au premier bébé atteint de ce virus sur le continent européen. Le nourrisson présente des malformations du crâne et du cerveau attribuable à la maladie.

Un autre cas de transmission potentielle de la mère au fœtus avait été détecté en Slovénie en février dernier. La mère avait toutefois choisi de se faire avorter.

Ce premier cas rapporté en Europe survient au moment où une nouvelle étude révèle que des dizaines de milliers de bébés pourraient naître avec une microcéphalie ou d'autres anomalies cérébrales sans malformation visible du crâne à la naissance en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Le virus Zika est aussi associé à d'autres risques pour la santé des bébés, comme les troubles neurologiques et les retards de croissance. Dans les cas les plus graves, il peut même causer la mort.

Selon des travaux publiés dans la revue Nature Microbiology, le virus, qui s'est propagé très rapidement depuis son éclosion en 2015, pourrait avoir atteint plus de 90 millions de personnes.

Environ 1,65 million de femmes en âge de procréer pourraient être infectées maintenant ou au cours des deux prochaines années.

La prévision de dizaines de milliers de naissances infectieuses comporte toutefois une « énorme » part d'incertitude, selon les auteurs de l'étude. Ceux-ci estiment néanmoins que le Brésil devrait être le premier pays touché, avec 37,4 millions de cas à lui seul. Il serait suivi du Mexique et du Venezuela.

Les conditions météorologiques en Amérique latine sont particulièrement favorables à la propagation du virus.

Il y a quelques mois, l'Organisation mondiale de la santé avait indiqué qu'elle s'attendait à une progression « explosive » du virus dans les Amériques, avec entre 3 et 4 millions de cas, seulement pour 2016.

Le virus Zika est transmis par les moustiques de l'espèce Aedes aegypti, par voie sexuelle ou lors d'un accouchement. Il n'existe aucun vaccin aucun traitement connu.

Dans 80 % des cas, l'infection reste bénigne et passe même souvent inaperçue.