Un ex-employé transgenre poursuit Abercrombie & Fitch à cause de sa politique d'apparence

Abercrombie & Fitch est poursuivie pour 35 millions par un ex-employé transgenre au sujet de sa controversée politique d’apparence.

Selon le New York Post, Maha Shalaby, né femme, mais qui s’identifie maintenant comme homme, a soutenu qu’on le harcelait pour qu’il porte l’uniforme pour femmes alors qu’il travaillait à la boutique de la chaîne sur la 5e avenue à New York.

Le post souligne que Shalaby a soutenu dans sa plainte que lorsqu’il a été engagé, on lui a dit qu’il pourrait porter les vêtements pour hommes. Ce n’est que plus tard qu’on lui a « interdit » de le faire, à cause du code vestimentaire strict de la compagnie, qui interdit les tatouages et les barbes.

La poursuite allègue aussi que le gérant du magasin a dit au jeune homme qu’il ne pouvait porter « que des vêtements de femme, parce que c’est ce que les consommateurs veulent voir. »

La pression d’avoir le bon look faisait pleurer Shalaby. Il s’est finalement fait offrir un poste de soir, pour qu’il puisse porter des vêtements pour hommes sans être vu des clients, selon la poursuite.

Ce n’est pas la première fois qu’Abercrombie & Fitch se retrouve sous l’eau chaude pour sa politique d’apparence.

L’année dernière, la Cour suprême avait pris une décision contre le détaillant, qui avait choisi de ne pas engager une jeune musulmane à cause de son hijab.

Ils ont aussi été face à un recours collectif pour avoir forcé 62 000 employés à acheter les vêtements de la marque avec leur propre argent.

Depuis, Abercrombie & Fitch a décidé de retravailler son code vestimentaire et a aussi commencé à parler de ses employés comme des représentants commerciaux et non comme des « mannequins ».

Shalaby avait été renvoyé en 2012, avant les changements de la compagnie, a rapporté le Post.

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