NOUVELLES
25/07/2016 06:11 EDT | Actualisé 25/07/2016 06:12 EDT

La Russie travaille à l'élection de Donald Trump, affirment les démocrates

ASSOCIATED PRESS
Republican Presidential Candidate Donald Trump speaks during the final day of the Republican National Convention in Cleveland, Thursday, July 21, 2016. (AP Photo/Carolyn Kaster)

Le Parti démocrate américain a accusé, dimanche, des intervenants du gouvernement russe de comploter pour venir en aide au candidat présidentiel des républicains, Donald Trump.

Le directeur de la campagne d'Hillary Clinton, Robby Mook, a fait de multiples apparitions dans des émissions de variétés hebdomadaires pour formuler ces allégations, à la veille de l'ouverture de la convention démocrate qui nommera officiellement Mme Clinton comme candidate à l'élection présidentielle de novembre.

Robby Mook a notamment souligné les liens d'affaires entre les organisateurs de la campagne électorale de M. Trump et les alliés de Vladimir Poutine ainsi que les propos du républicain à l'encontre de l'OTAN, de l'Union européenne et de l'aide à l'Ukraine.

M. Mook a dit croire que des intervenants du gouvernement russe étaient responsables du piratage informatique qui a permis la diffusion de 19 000 courriels du Conseil national démocrate (DNC) par Wikileaks à la veille de la convention.

La présidente du DNC a annoncé, dimanche après-midi, qu'elle quitterait ses fonctions, dans la foulée de ces révélations qui semblent indiquer que le Conseil national démocrate a joué de favoritisme envers Hillary Clinton durant les primaires.

De récents reportages ont fait état des liens commerciaux de Donald Trump avec des partenaires russes. Son conseiller en affaires militaires, Michael Flynn, avait par ailleurs assisté à un souper où Vladimir Poutine avait prononcé une allocution.

Le directeur de la campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a travaillé durant plusieurs années comme conseiller politique de l'ancien président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, qui était soutenu par le gouvernement de Vladimir Poutine. Celui-ci a été évincé du pouvoir en 2014.

Des fuites informatiques relayées en 2006 par Wikileaks documentent le rôle qu'a joué M. Manafort dans les tentatives de maintenir l'ancien dirigeant au pouvoir.

Les responsables de la campagne du candidat républicain ont décrié des allégations "absurdes". L'un des fils de Donald Trump a qualifié celles-ci de dégoûtantes.

"Ce sont de pures manoeuvres d'obstruction", a dit Paul Manafort.

"Ce dont ils (évitent) de parler, c'est du contenu de ces courriels. Ceux-ci démontrent clairement que le système était truqué et que Bernie Sanders n'a eu aucune chance. Honnêtement, je pense que ce ressentiment sera palpable à Philadelphie cette semaine."

Les nouvelles allégations lancées dimanche s'ajoutent à la suspicion qu'avait soulevée la déclaration de soutien de M. Poutine envers Donald Trump. Le président russe avait dit qu'il entrevoyait une meilleure relation avec des États-Unis dirigés par ce dernier.

Le candidat républicain officiellement nommé la semaine dernière a dit en entrevue avec le "New York Times" que si la Russie envahissait un pays voisin qui est membre de l'OTAN, il _ advenant qu'il soit alors président_ n'interviendrait pas forcément.

Voir aussi:

Galerie photo Convention de Donald Trump Voyez les images