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25/07/2016 11:06 EDT | Actualisé 26/07/2017 01:12 EDT

Retrait des DOT-111 pour le transport du pétrole : un « pas dans la bonne direction »

La décision d'Ottawa de retirer six mois plus tôt que prévu les wagons DOT-111 est un « pas dans la bonne direction », mais reste insuffisante, estiment un regroupement de citoyens et la Ville de Lac-Mégantic.

En date du 1er novembre 2016, les wagons-citernes visés ne pourront plus transporter de pétrole brut, qu'ils possèdent ou non une protection thermique appelée « chemise ».

La Coalition des citoyens et organismes engagés pour la sécurité ferroviaire de Lac-Mégantic demeure cependant inquiète de voir d'autres matières dangereuses circuler sur les rails.

« On les remplace par quoi, les DOT-111? Et on va faire quoi avec les DOT-111? On va continuer à transporter des produits dangereux, comme de l'acide sulfurique, comme différents produits toxiques inflammables », note son porte-parole, Robert Bellefleur.

Les wagons-citernes DOT-111 sont reconnus pour leur faible résistance thermique. En 2015, la majorité des wagons-citernes qui transportaient du pétrole par rail étaient encore de vieux DOT-111, comme ceux impliqués dans la tragédie de Lac-Mégantic.

Toujours en attente d'une voie de contournement

Le maire de Lac-Mégantic, Jean-Guy Cloutier, se réjouit également du retrait des DOT-111, mais continue de réclamer une voie de contournement. Trois ans après la tragédie qui a frappé sa municipalité, le train passe toujours à travers le centre-ville.

Il a d'ailleurs récemment rencontré le ministre des Transports, Marc Garneau, à ce sujet, et pour la première fois, il a senti une ouverture de sa part.

« Ça prend une voie de contournement. On n'est pas les seuls, il y a plusieurs personnes qui nous appuient, plusieurs députés qui nous appuient dans ça. Quand on sera prêts à aller chercher nos subventions, on sait qu'il y aura plusieurs personnes d'influence qui seront d'accord », avance-t-il.

Le ministre Garneau doit également discuter prochainement avec le maire d'une étude lancée par l'entreprise AECOM, qui propose une voie de contournement de près de 12 kilomètres au coût de 115 millions de dollars. Il souhaite faire accélérer le processus.

L'UMQ attend plus

Par voie de communiqué, l'Union des municipalités du Québec (UMQ) a aussi admis que l'annonce d'Ottawa est « un pas additionnel pour accroître la sécurité ferroviaire du transport de matières dangereuses ».

Elle estime toutefois que beaucoup de travail reste encore à faire. L'UMQ tiendra d'ailleurs, en collaboration avec l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick, une journée de réflexion sur la sécurité ferroviaire le 4 novembre prochain, à Edmundston.