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25/07/2016 07:14 EDT | Actualisé 26/07/2017 01:12 EDT

L'auteur de l'attentat-suicide d'Ansbach avait prêté allégeance à l'EI

Selon le ministre bavarois de l'Intérieur, le réfugié syrien qui s'est fait exploser à l'entrée d'un festival de musique dans la ville allemande d'Ansbach aurait prêté allégeance au groupe armé État islamique (EI) si l'on se fie à une vidéo retrouvée sur son cellulaire.

Quelques heures après l'annonce gouvernementale, l'EI a fait savoir, par le biais de son agence de presse Aamaq, qu'il revendiquait l'attaque.

« Il a explicitement annoncé [agir] au nom d'Allah, a fait allégeance [au chef du groupe EI], Abou Bakr al-Bagdadi [...] et annoncé expressément une vengeance contre les Allemands qui se mettent en travers de la voie de l'islam », a expliqué Joachim Hermann aux médias allemands.

La vidéo, tournée en arabe, est actuellement analysée par les autorités. 

Plus tôt aujourd'hui, le gouvernement central allemand avait invité à la prudence en affirmant qu'il était trop tôt pour prioriser la piste djihadiste dans l'attentat-suicide qui a fait 15 blessés, en raison des motivations encore floues du kamikaze. Ce dernier, âgé de 27 ans, s'était vu refuser sa demande d'asile et faisait l'objet d'une mesure d'expulsion vers la Bulgarie.

Il avait également effectué des séjours en hôpital psychiatrique et était considéré suicidaire.

Éviter les amalgames

Dans la foulée des récentes attaques en Allemagne, notamment dans un train de Wurtzbourg et dans un centre commercial de Munich, le gouvernement central a invité la population à éviter de stigmatiser les réfugiés.

« Nous ne devons pas porter de soupçon généralisé contre les réfugiés, même s'il y a des procédures qui sont engagées dans des cas isolés contre eux », a affirmé le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière.

Le risque criminel représenté par les réfugiés dans le pays n'est proportionnellement « pas plus grand que dans le reste de la population », a ajouté la porte-parole adjointe du gouvernement, Ulrike Demmer, lors d'un point presse.

Le gouvernement d'Angela Merkel fait l'objet de plusieurs critiques depuis le début de l'année sur ses politiques d'accueil des réfugiés, jugées trop clémentes par ses détracteurs.