POLITIQUE
23/07/2016 03:30 EDT | Actualisé 23/07/2016 03:34 EDT

Le G20 cherche à dissiper les incertitudes économiques mondiales

Le ministre des Finances du Canada, Bill Morneau, compter plaide auprès de ses homologues du G20 lors d'une rencontre en Chine ce weekend pour un meilleur partage des richesses, de meilleures politiques contre l'évasion fiscale et pour un accord économique avec une Grande-Bretagne hors de l'Union européenne.

Se déroulant à Chengdu, en Chine, la rencontre des ministres des Finances des différents pays du G20 s'est ouverte samedi avec un climat d'incertitude qui plane sur l'économie mondiale. Le ralentissement économique de la Chine et une possible montée du protectionnisme américain sous une administration Trump feront notamment l'objet de débats.

« C'est une période d'incertitude persistante pour les perspectives économiques », a déclaré le secrétaire du Trésor américain, Jacob Lew. 

Le ministre Morneau a souligné vouloir profiter de cette rencontre pour « voir ce qu'on peut faire ensemble pour améliorer notre niveau de croissance à travers nos pays, mais spécialement le niveau de croissance pour nos citoyens. »

Afin de stimuler leurs économies respectives, l'Australie, le Canada, les États-Unis et l'Allemagne, doivent orienter leurs dépenses publiques vers des investissements dans les infrastructures, soutient le Fonds monétaire international. Selon M. Morneau, l'économie canadienne devrait reprendre du galon au cours de la prochaine année, après quelques mois difficiles en raison des feux de forêt en Alberta. 

M. Morneau souhaite par ailleurs de conclure une « solide entente commerciale » avec la Grande-Bretagne qui a récemment voté en faveur d'une sortie de l'Union européenne. 

Les ministres veulent aussi renforcer la coordination entre leurs administrations et échanger davantage d'informations pour lutter contre l'évitement fiscal des multinationales. Le secrétaire au Trésor américain , Jacob Lew, a d'ailleurs déclaré qu'il fallait mettre un terme aux lacunes des régimes fiscaux, qui seraient dues, selon lui, à une mauvaise coordination internationale.

Plusieurs compagnies comme Google, Amazon ou Facebook sont régulièrement accusées de vouloir échapper aux impôts, aux États-Unis et en Europe, en s'installant dans des pays où la fiscalité leur est plus favorable.

Outre le Brexit, l'évasion fiscal et l'économie chinoise, le candidat républicain à la présidence américaine Donald Trump est une autre des menaces qui planent sur l'économie mondiale, craignent certains participants.

« Évidemment, un candidat à la présidence américaine qui exprime son scepticisme sur les avantages du libre-échange, cela nous inquiète », a expliqué samedi le secrétaire général de l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), Angel Gurria.

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