DIVERTISSEMENT
21/07/2016 11:53 EDT | Actualisé 21/07/2016 11:53 EDT

Les films à l'affiche dès le 22 juillet 2016 (PHOTOS)

Group of people wearing 3D glasses at the movies
Brand New Images via Getty Images
Group of people wearing 3D glasses at the movies

Sortie au cinéma prévue? Découvrez les films à l'affiche cette semaine!

Le Huffington Post Québec et Mediafilm.ca vous présentent les films qui prennent l'affiche cette semaine au Québec:

Galerie photo Films de la semaine Voyez les images


ABSOLUTELY FABULOUS - THE MOVIE

Grande-Bretagne. 2016. 91 min.

Comédie de Mandie Fletcher avec Joanna Lumley, Jennifer Saunders, Julia Sawalha, Jane Horrocks, June Whitfield.

Champagne, drogue et magasinage font partie de la diète quotidienne d'Eddy Monsoon, directrice d'une boîte de relations publiques, et de sa meilleure amie Patsy Stone, journaliste de mode. Or, ces ex-reines du "Swinging London" n'ont plus les moyens de mener ce train de vie extravagant, comme s'acharne à leur rappeler Saffron, la fille d'Eddy. Apprenant que sa rivale Claudia Bing souhaite représenter Kate Moss, Eddy se rend à une soirée mondaine afin de lui voler le contrat. Mais par maladresse, elle pousse la top-modèle dans la Tamise et se retrouve accusée de meurtre. Pour fuir la justice, Eddy s'installe incognito à Cannes avec Patsy, sa mère et Lola, fille de Saffron. Tandis que les deux amis se mettent en chasse d'un riche mari, Saffron part à la recherche de sa mère et de sa fille en compagnie de Nick, son petit ami policier, et Bubble, l'excentrique assistante d'Eddy.

24 ans après la première apparition d'Eddy et Patsy (Jennifer Saunders et Joanna Lumley) sur les ondes de la BBC, cette adaptation pour le grand écran de la populaire sitcom nous montre les deux héroïnes plus survoltées que jamais. Au beau milieu de ce feu d'artifices truffé de répliques hilarantes, la réalisatrice passe les plats.

DANS LE NOIR

États-Unis. 2016. 81 min.

Drame d'horreur de David F. Sandberg avec Teresa Palmer, Maria Bello, Billy Burke, Gabriel Bateman, Alicia Vela-Bailey, Alexander DiPersia.

Lorsqu'elle était petite, Rebecca était régulièrement visitée par une créature terrifiante, qui venait la harceler dès que les lumières s'éteignaient. En quittant la maison familiale, peu après la disparition de son père, la jeune femme croyait avoir tiré un trait sur cet épisode terrifiant de sa vie. Or, voilà que dix ans après avoir apparemment surmonté ses peurs, Rebecca apprend que Martin, son jeune demi-frère, est sujet aux mêmes apparitions. Celles-ci semblent trouver leur source dans le passé de leur mère, une femme instable, à la santé mentale fragile, qui affirme depuis toujours être hantée par Diana, une sorte d'amie imaginaire inquiétante, qui lui apparaît quand les lumières sont éteintes, et frappe dans l'obscurité totale.

La suggestion est plus angoissante que la démonstration. Ce principe du cinéma d'horreur a inspiré à David F. Sandberg un court métrage dont le succès viral a permis la naissance de cette version longue. Au programme: un exercice de manipulation invraisemblable mais habile, aussi primaire qu'angoissant, dont le savoir-faire rappelle le jeune Spielberg.

L'ÈRE DE GLACE - LES LOIS DE L'UNIVERS

États-Unis. 2016. 94 min.

Film d'animation de Galen T. Chu,Mike Thurmeier.

Scrat, un écureuil à dent de sabre, déclenche par maladresse une pluie d'astéroïdes. Pendant ce temps, Manny le mammouth vit avec difficulté l'émancipation de sa fille Peaches, qui vient de se fiancer à son amoureux Julian, dont il se méfie. À la croisée des chemins, Sid le paresseux et Diego le tigre se remettent en question. À l'occasion de l'anniversaire de mariage de Manny, au cours duquel Peaches va annoncer son souhait de quitter le nid familial pour fonder le sien, l'assemblée apprend qu'un énorme astéroïde fonce droit sur eux. Avec l'aide de Buck, la belette intrépide, Manny et ses amis découvrent qu'une ancienne prophétie pourrait peut-être les sauver de la catastrophe. Mais le temps presse.

Ce cinquième volet dégage une forme de tristesse: celle de voir une série tant aimée avancer vers la mort artistique. Certes, ICE AGE n'a jamais brillé par ses péripéties ou sa subtilité. Mais ici, tout respire la facilité: métaphores vaseuses, humour scatologique, grosses ficelles tout droit sorties de vieilles sitcoms.

HUNT FOR THE WILDERPEOPLE

Nouvelle-Zélande. 2016. 101 min.

Aventures de Taika Waititi avec Sam Neill, Julian Dennison, Rima Te Wiata, Rachel House, Tioreore Ngatai-Melbourne, Oscar Knightley.

Paula, employée des services sociaux, ordonne le placement de Ricky, jeune délinquant, chez Bella et Hec. Alors que le garçon s'émancipe dans sa famille d'adoption, Bella meurt subitement. Sachant qu'il sera bientôt transféré dans un autre foyer, Ricky simule son suicide et se réfugie dans la forêt. Parti à sa recherche, Hec retrouve presque aussitôt l'adolescent mal préparé à la survie en forêt. Or, l'homme s'étant blessé à la cheville, tous deux sont contraints de prolonger leur séjour dans la nature. Convaincue que Hec a kidnappé Ricky, Paula ordonne à la police d'organiser une battue pour les retrouver. Au cours de leur périple en forêt, le garçon et l'homme, à couteaux tirés, apprennent à mieux se connaître. Ensemble, ils devront affronter des individus appâtés par la récompense offerte par les services sociaux pour leur capture.

Les amples mouvements de caméras et le montage fluide mettent en valeur les magnifiques paysages de ce huis clos à ciel ouvert fondé sur la formule du duo de contraires. Le délinquant à l'imagination débordante et le renfrogné terre-à-terre sont cependant défendus avec une belle complicité par Julian Dennison et le vétéran Sam Neil.

NOTRE PETITE SOEUR

Japon. 2015. 128 min.

Drame de Hirokazu Kore-eda avec Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho, Suzu Hirose.

Malgré leurs caractères opposés, l'infirmière Sachi, l'employée de banque Yoshino et la vendeuse Chika cohabitent dans la grande maison que leur a léguée leur mère, à Kamakura. Aux funérailles de leur père, qui les avait quittées il y a 15 ans, les trois soeurs font la connaissance de sa dernière épouse, Yoko, mais surtout de leur demi-soeur, Suzu, âgée de 14 ans. Charmées par la lumineuse adolescente, Sachi, Yoshino et Chika l'invitent spontanément à venir vivre avec elles. Tandis que la jeune fille s'inscrit dans l'équipe de soccer de son école et découvre l'amour auprès d'un compagnon de classe, ses grandes soeurs lui font progressivement une place dans leur vie. Laquelle est rythmée par les délicieux repas qu'elles se préparent, les rendez-vous amoureux et les visites de leur grande-tante.

Retrouvant ses thèmes fétiches du deuil et de la famille, le réalisateur de STILL WALKING plonge avec grâce dans un univers féminin, inspiré d'un manga. Sauf que le récit, trop ténu, peine à vraiment toucher. Néanmoins, la réalisation fluide met bien en valeur la culture japonaise, en particulier gastronomique, et l'interprétation est saisissante de naturel.

STAR TREK AU-DELÀ

États-Unis. 2016. 120 min.

Science-fiction de Justin Lin avec Chris Pine, Zachary Quinto, Zoe Saldana, Idris Elba, Simon Pegg, Karl Urban.

Après trois années dans l'espace, l'équipage du U.S.S. Entreprise est en proie à un mélange d'ennui et d'angoisse existentielle, lorsqu'un message de détresse l'envoie de toute urgence aux confins inexplorés de l'univers. Tombés dans une embuscade qui force l'abandon du vaisseau, puis les isole les uns des autres sur une planète inconnue, Kirk et ses compagnons découvrent l'énigmatique Krall. Chef d'une race d'extra-terrestres aux origines mystérieuses, celui-ci s'est servi de l'Entreprise pour s'emparer d'une arme secrète à fin de frapper de plein fouet la Fédération. Kirk et son équipage devront regrouper leurs forces, trouver un moyen de quitter la planète où ils sont, et regagner rapidement l'immense base spatiale de Yorktown, s'ils veulent avoir une chance d'empêcher Krall de mettre en oeuvre son terrible plan.

Aussi excitant que superficiel, ce treizième volet file à un train d'enfer, guidé par une réalisation dynamique et des acteurs en grande forme, jusqu'à un dénouement intense. Malgré un antagoniste plutôt décevant, et un certain manque d'ambition thématique, l'ensemble - énergique et sans prétention - se laisse voir avec plaisir.

UNE VIE FANTASTIQUE

États-Unis. 2016. 119 min.

Drame de Matt Ross avec Viggo Mortensen, George Mackay, Samantha Isler, Annalise Basso, Nicholas Hamilton, Shree Crooks.

En l'absence de son épouse Leslie, hospitalisée pour cause de dépression, Ben poursuit la mission dont le couple bohème et idéaliste s'était investie. À savoir: donner à leurs six enfants une éducation intellectuelle et physique supérieure à celles offertes par les services publics américains. Isolée dans une forêt des Rocheuses, sans électricité ni commodités, la petite famille sans contacts avec le monde extérieur accomplit quotidiennement, dans la bonne humeur, sa saine routine d'activités physiques intenses et d'apprentissages variés. Mais l'annonce du suicide de Leslie change la donne. Les enfants, jusque là dociles, se rebellent contre la décision de leur père de ne pas se rendre aux funérailles, organisées par ses richissimes beaux-parents. Indigné à son tour par le refus de ces derniers de respecter les dernières volontés de leur fille bouddhiste, Ben cède à la pression de ses enfants, donc certains lui cachent des choses. En route pour le Nouveau-Mexique, la famille affronte pour la première fois le monde contemporain.

CAPTAIN FANTASTIC mérite notre respect pour plusieurs raisons. D'abord, pour son discours fin sur l'état du monde contemporain. Ensuite, pour son récit profond et bien construit, aux enjeux multiples et croisés. Dans les mains d'un cinéaste un peu plus aguerri, cette comédie de résistance aurait cependant été fortifiée par un élan qui, ici, lui fait défaut.

WIENER-DOG

États-Unis. 2016. 88 min.

Comédie de Todd Solondz avec Julie Delpy, Tracy Letts, Greta Gerwig, Keaton Nigel Cooke, Kieran Culkin, Danny DeVito, Ellen Burstyn, Connor Long, Bridget Brown.

Un teckel adulte, abandonné dans un refuge, est adopté par un père de famille qui en fait cadeau à son fils, survivant d'un cancer. Mais bien qu'il aide l'enfant à retourner à la vie, l'animal creuse un fossé entre les parents qui, à la première occasion, se débarrassent de lui. Adopté par l'assistante du vétérinaire chargé de l'euthanasier, le chien au bon caractère prend la route avec elle et un vieil ami d'école. Faisant escale chez le frère trisomique de ce dernier et sa conjointe, attente du même handicap, le tandem repart en laissant l'animal entre leurs mains. Le chien assistera ensuite, impuissant, au désespoir grandissant du scénariste raté qui l'a adopté, avant d'être catapulté dans les bras d'une vieille femme aigrie, à qui plus personne ne rend visite.

La misanthropie de Todd Solondz (HAPPINESS) atteint un seuil critique avec ce récit fragmenté, où la figure innocente du teckel sert de trait d'union entre des âmes solitaires, amères, ratées et lâches. Il en résulte un spectacle de désolation proche de la missive suicidaire, dont les interprètes triés sur le volet liraient des passages à voix haute.