Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Richard Henry Bain s'est effondré au sol après son deuxième interrogatoire

Richard Henry Bain s'est effondré au sol à la fin de son deuxième interrogatoire, mené deux jours après l'attaque au Métropolis en septembre 2012, lors du rassemblement pour la victoire du Parti québécois, a révélé la suite de l'enregistrement présenté mercredi aux jurés.

Au troisième jour du procès, la défense a poursuivi la présentation de la preuve, au Palais de justice de Montréal. La veille, elle avait montré aux jurés la première partie de l'interrogatoire.

Pendant quatre heures, l'enquêteur Daniel Prieur a tenté de faire parler l'accusé, mais sans y parvenir. Richard Henry Bain a fréquemment invoqué son droit au silence.

« Je dois faire mon travail. La famille en deuil voudra savoir pourquoi ce père de famille et mari n'est plus là. Ça s'oppose à vos droits [de garder le silence]. Mais je dois m'acquitter de ma tâche. Vous comprenez? », a dit Daniel Prieur lors de l'interrogatoire.

L'accusé a aussi évoqué Dieu à plusieurs reprises.

À la fin de l'enregistrement, Richard Henry Bain s'est plaint de douleurs à la poitrine et s'est effondré au sol. Il semblait pleurer par moment.

L'avocat de l'accusé, Alan Guttman, a demandé à son client s'il avait le sentiment que son droit constitutionnel au silence avait été respecté. Richard Henry Bain a répondu par la négative.

Un homme confus

Les jurés ont ensuite visionné une rencontre qui a eu lieu le 7 septembre 2012 à la demande de l'accusé, qui était alors incarcéré. Il se plaignait de confusion et voulait avoir ses antidépresseurs.

Il se disait aussi désorienté par les procédures judiciaires auxquelles il devait faire face. Un enquêteur lui a expliqué que s'il le souhaitait, il pouvait donner des détails sur l'événement, mais il a préféré, encore une fois, garder le silence.

Richard Henry Bain est accusé de meurtre au premier degré ainsi que de trois chefs de tentative de meurtre, de possession de matériel incendiaire et d'incendie criminel. Il a plaidé non coupable aux six chefs d'accusation.

L'avocat de M. Bain, Alan Guttman, a plaidé que son client n'est pas criminellement responsable.

L'avocat prévoit également faire témoigner des experts et des membres de la famille, en plus de déposer des preuves médicales.

En septembre 2012, lors du discours de victoire de Pauline Marois, Richard Henry Bain a tenté d'entrer dans la salle de spectacle du Métropolis. L'accusé a ouvert le feu sur deux techniciens à l'extérieur du bâtiment. Denis Blanchette, 48 ans, est mort sur les lieux, et David Courage a été blessé.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.