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Les producteurs de grains réclament un transport efficace des récoltes

Les producteurs céréaliers manitobains demandent aux transporteurs ferroviaires de planifier une logistique adéquate en prévision des récoltes de cet automne afin d'assurer le maintien de la valeur et de la qualité des grains.

Un texte de Geneviève Lapalme

Cet automne encore, des millions de tonnes de grains devront être transportés vers l'est par voie ferroviaire. Les producteurs de grains souhaitent ne pas revivre les mêmes problèmes de logistique rencontrés en 2013 et en 2014, comme l'explique le président de Cereals Canada, Cam Dahl.

« Nous nous rappelons des conséquences des retards de transports des grains sur l'économie canadienne. Cette année, les compagnies ferroviaires nous ont assuré qu'elles seraient prêtes à transporter les récoltes cet automne », précise-t-il.

Il souligne que grains canadiens sont reconnus sur le marché mondial pour leur qualité exceptionnelle. Selon lui, les délais au niveau du transport causent une diminution de cette qualité, et donc, une dépréciation de la valeur des grains.

Un marché favorable pour les producteurs cette année

Normand Mabon, agriculteur à Notre-Dame-De-Lourdes et agronome à la retraite, croit toutefois que les producteurs canadiens sont à l'abri des fluctuations des prix cette année. « La valeur du dollar canadien a beaucoup diminué. Avec la fluctuation prévisible des prix à la bourse et l'abolition de la Commission canadienne du blé, on se trouve à être capable de planifier la vente de nos grains l'avance », explique-t-il.

La croissance économique mondiale au ralenti risque aussi d'influencer le comportement des compagnies ferroviaires face au transport des grains, croit Cam Dahl.

« Les compagnies ferroviaires seront en meilleure position afin de répondre à la demande pour les grains sur le marché qui risque d'être élevée encore cette année. L'industrie céréalière représente un revenu important pour ces compagnies », souligne-t-il.

Même si le président de Cereals Canada reste prudent face à la situation, il croit que les risques de problèmes de logistique de transport rencontrés auparavant sont moins élevés depuis que des solutions ont été apportées dans l'industrie céréalière. L'interconnexion a été facilitée notamment, c'est-à-dire la capacité des producteurs de grains à aller voir une compagnie ferroviaire plutôt qu'une autre.

Il est toutefois encore tôt pour s'avancer sur la qualité et le rendement des récoltes qui dépendront surtout des aléas de la nature au cours des prochaines semaines.

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