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L'homme mis à l'amende pour un message anti-Harper avait le droit de le faire

Un homme qui a reçu une contravention de plus de 500 $ à Edmonton en 2015 pour avoir installé une affiche qui insultait Stephen Harper à l'arrière de sa voiture avait le droit de le faire, a déterminé un juge albertain qui l'a pourtant condamné pour avoir manoeuvré de façon dangereuse sur la route.

En août 2015, Robert Wells a reçu une contravention d'un agent de la Gendarmerie royale du Canada près de Ponoka qui jugeait que l'affiche rose à l'arrière de sa voiture sur laquelle était écrite « Fuck Harper » était une distraction pour les autres conducteurs sur la route.

Le juge de la Cour provinciale de l'Alberta Bart Rosborough affirme que l'homme de 68 ans exerçait ainsi son droit garanti par la charte canadienne des droits et libertés d'exprimer ses opinions politiques. Par contre, son comportement imprévisible sur la route aurait pu représenter un risque pour les autres conducteurs l'été dernier, a-t-il tranché.

Le juge a affirmé que le fait d'installer une affiche semblable sur sa voiture ne violait pas la loi sur la sécurité routière.

Il a toutefois affirmé dans son jugement que Robert Wells avait roulé délibérément sous la limite de vitesse dans le but d'attirer l'attention sur son affiche et aurait à un certain moment forcé un conducteur à freiner brusquement pour éviter d'entrer en collision avec lui.

Robert Wells avait dit en avril avoir contesté l'amende parce qu'il avait l'impression qu'elle brimait sa liberté d'expression.

« Si vous mettez une affiche que les gens n'aiment pas et que la police peut vous menacer avec une contravention si vous ne l'enlevez pas, alors nous ne vivons pas dans une société démocratique libre, mais dans un état policier », avait-il déclaré.

L'homme affirme avoir utilisé le même type de message pour dénoncer l'ancien premier ministre albertain Ralph Klein il y a une quinzaine d'années. Les policiers avaient déterminé à l'époque qu'il ne contrevenait à aucune loi, affirme-t-il.

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