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20/07/2016 08:00 EDT | Actualisé 20/07/2016 08:01 EDT

Donald Trump, retour en fanfare à Cleveland

Arrivé à bord d'un hélicoptère frappé de son nom, Donald Trump a retrouvé Cleveland mercredi avec l'espoir de souder le camp républicain dont il est désormais la candidat officiel pour la Maison Blanche.

Mais preuve que le parti est loin d'être en ordre de marche face à la démocrate Hillary Clinton pour l'élection présidentielle de novembre, son ancien rival Ted Cruz a fait entendre, non loin de là, sa petite musique.

A la veille du grand show final de la convention où le milliardaire populiste doit prononcer un discours d'acceptation très attendu, Cruz a profité d'un rassemblement avec ses partisans pour rappeler ses succès lors de la campagne.

"On parle beaucoup d'unité. Moi aussi je veux l'unité, mais l'unité doit se faire derrière des principes partagés", a-t-il lancé en forme de mise en garde, sans jamais prononcer le nom de son ex-rival.

Le sénateur du Texas ne s'est pas formellement rallié à Donald Trump mais il a surpris en acceptant de s'exprimer mercredi soir durant la convention, pourtant boycottée par nombre de ténors républicains hérissés par les idées et le verbe du milliardaire.

Sous un soleil radieux, Donald Trump s'est lui livré à une séance du photos avec sa famille et celle de son colistier, le gouverneur de l'Indiana Mike Pence. Ce dernier devait s'exprimer dans la soirée face au quelque 2.500 délégués rassemblés dans la Quicken Loans Arena.

Le défilé Trump à la tribune devait aussi se poursuivre avec le fils Eric, avant le tour d'Ivanka, toujours très présente au côté de son père, jeudi.

L'équipe de campagne de Trump a tenté de clore - en passant aux excuses - une polémique qui empoisonne la convention depuis le premier jour: le plagiat de quelques paragraphes d'un discours de Michelle Obama en 2008, qui offrait de troublantes similitudes avec celui prononcé par Melania Trump.

"Je suis vraiment désolée pour le chaos que j'ai provoqué, pour Melania, les Trump et Mme Obama", a écrit Meredith McIver, l'une des plumes de l'équipe.

Melania et Michelle

Reconnaissant avoir utilisé certains passages du discours de l'actuelle Première dame, elle a affirmé que le candidat républicain à la Maison Blanche avait refusé sa démission. Et pris soin de préciser que Mme Trump "a toujours aimé" Michelle Obama.

"Les médias passent plus de temps à enquêter sur le discours de Melania que le FBI n'en a passé sur les emails d'Hillary", a tweeté Donald Trump excédé.

Soucieux de se projeter vers le scrutin qui désignera le successeur de Barack Obama, il a par ailleurs lancé un appel aux habitants de l'Ohio, les exhortant à ne pas oublier, à l'heure du vote, que "les républicains ont choisi Cleveland plutôt qu'un autre Etat".

Mais cet Etat clé, qui peut basculer dans un camp ou l'autre à la présidentielle, symbolise les déchirements du "Grand Old Party". Le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, ancien rival de Trump, a toujours refusé de le soutenir et boude sa consécration sous les projecteurs.

La convention a accueilli mercredi un invité singulier: Nigel Farage, ex-dirigeant du parti britannique europhobe Ukip.

Nombre de républicains sont curieux de comprendre "comment la campagne du Brexit a réussi à toucher des gens qui ne votent pas d'habitude", a-t-il expliqué lors d'un débat organisé par le groupe de médias McClatchy.

Ironisant sur l'attitude de Barack Obama, qui s'était rendu à Londres en avril pour dire tout le mal qu'il pensait du Brexit, il a jugé que c'était "une erreur" de s'immiscer dans des élections hors de son pays.

"Mais je dois dire que je ne voterai pas pour Hillary même si j'étais payé", a-t-il aussitôt ajouté, se disant prêt à rencontrer le candidat républicain même si son style le met parfois "un peu mal à l'aise".

Loin de la salle omnisports où se retrouvent chaque jour les délégués venus des 50 Etats du pays, c'est la militante des droits des personnes transgenres Caitlyn Jenner, qui a capté l'attention.

Devenue une icône transgenre en annonçant sa transition en 2015, cette républicaine assumée n'a cependant pas formellement appelé à voter Trump.

En marge de la convention, cinq personnes ont été arrêtées lors d'échauffourées alors que des manifestants cherchaient à brûler un drapeau américain.

Des milliers de forces de l'ordre, à pied, à cheval ou à vélo, encadrent strictement les maigres manifestations qui se sont déroulées jusque là.

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