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14/07/2016 09:39 EDT | Actualisé 15/07/2017 01:12 EDT

Lait diafiltré: le fédéral pressé d'agir, malgré l'entente de principe

OTTAWA — La conclusion d'une entente de principe entre producteurs de lait et transformateurs sur une «stratégie des ingrédients» ne signifie pas pour autant que le fédéral peut se croiser les bras dans le dossier du lait diafiltré, insiste l'industrie.

Le président des Producteurs laitiers du Canada, Wally Smith, a indiqué jeudi avoir parlé notamment de cet enjeu au ministre de l'Agriculture, Lawrence MacAulay, lors d'une rencontre la veille. Selon lui, la réglementation sur la composition du fromage doit être appliquée par Ottawa.

En entrevue à la Presse canadienne, M. Smith s'est réjoui de l'accord intervenu mercredi entre les producteurs et les transformateurs, le résultat d'une collaboration d'un niveau «qu'il n'avait jamais constaté auparavant dans sa carrière».

Le contenu de cette entente est pour l'instant tenu secret et ne sera dévoilé que lorsque tous les acteurs de l'industrie l'auront ratifiée.

Le lait diafiltré est un liquide importé des États-Unis dont la teneur en protéines est très élevée. Il est utilisé dans la production de fromages ou de yogourt, notamment. 

Il est considéré comme un «ingrédient» quand il traverse la frontière et n'est ainsi pas soumis au système de gestion de l'offre qui prévaut au Canada pour le lait, les oeufs et la volaille. L'Agence canadienne d'inspection des aliments le considère toutefois comme du lait frais lorsqu'il entre dans la composition d'un fromage.

«Nous disons au gouvernement: c'est un ingrédient. Vous le savez et nous le savons», a insisté M. Smith. 

Du côté des producteurs de lait du Québec, on abonde dans le même sens et on presse Ottawa de régler cette incohérence au plus vite.