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14/07/2016 01:53 EDT | Actualisé 15/07/2017 01:12 EDT

JO-2016 - Basket: les Etats-Unis au-dessus, même sans James ni Curry

Sans "Steph" Curry ni LeBron James, les Etats-Unis feront peut-être moins rêver aux jeux Olympiques de Rio qu'à ceux de Londres et de Pékin, mais ils n'en paraissent pas moins intouchables pour le commun des nations du basket.

Après avoir mené leurs franchises de Golden State et de Cleveland au bout du bout de la saison de NBA, au septième match d'une finale gagnée par les Cavaliers, les deux superstars ont décidé de faire l'impasse sur les Jeux, tout comme Chris Paul, Russell Westbrook et James Harden.

Mais le basket américain est tellement riche que le sélectionneur Mike Krzyzewski n'a pas eu à racler les fonds de tiroir pour bâtir sa sélection (qui reste à officialiser) et même pour doubler tous les postes avec des joueurs que s'arracheraient tous ses confrères.

Il y aura ainsi Kevin Durant (Golden State) et Carmelo Anthony (New York), les deux seuls à avoir déjà vécu l'expérience olympique (et gagné l'or), mais aussi Kyrie Irving (Cleveland), Klay Thompson (Golden State), Paul George (Indiana) ou encore DeMarcus Cousins (Sacramento), autant de noms assez peu connus du grand public mais redoutés par toute la planète basket.

C'est d'ailleurs avec un groupe de cet acabit que les Américains avaient survolé la Coupe du monde 2014 en Espagne (+37 en finale contre la Serbie, tous les matchs gagnés avec plus de 20 points d'écart). Kyrie Irving avait été sacré MVP de la compétition.

- L'Espagne toujours là -

Comme lors des deux dernières éditions, ce sont les Espagnols, médaillés d'argent à Pékin et à Londres, qui semblent les plus capables de poser des problèmes aux Américains. Avec leurs propres joueurs de NBA, Pau Gasol, toujours la pièce-maîtresse à 36 ans, et peut-être son frère Marc, s'il se remet à temps d'une blessure au pied, Nikola Mirotic, José Manuel Calderon ou Ricky Rubio, et les piliers du Real Madrid (Rudy Fernandez, Sergio Llull) et de Barcelone (Juan Carlos Navarro), ils possèdent une équipe d'expérience. Un peu trop peut-être, car nombre d'entre eux ont largement dépassé la trentaine.

Un cran en-dessous, on trouve la Serbie et la France, qui ont décroché leur billet dans les tournois de qualification olympiques de juillet. Les Serbes disposent de joueurs très fins, comme Milos Teodosic et Bogdan Bogdanovic, et les Français de superbes athlètes évoluant en NBA (Nicolas Batum, Rudy Gobert) autour de leur star Tony Parker et du meilleur joueur de l'Euroligue, Nando De Colo.

La Lituanie, la Croatie, et peut-être le Brésil devant son public, sont des outsiders pour le podium. L'Argentine, la seule nation à avoir battu les Américains de NBA (mais pas les tout meilleurs, un peu comme cette année) en 2004, ne fait plus partie des candidats aux médailles.

Chez les femmes, la domination des Etats-Unis est aussi écrasante que chez les hommes. Les stars de la WNBA chercheront à remporter leur sixième titre d'affilée et laisseront les autres se disputer l'argent et le bronze.

Parmi les prétendantes figurent l'Australie, en argent en 2000, 2004 et 2008, la France, qui l'avait remplacée sur la deuxième marche du podium en 2012, l'Espagne, la Turquie, la Serbie, voire le Brésil.

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