POLITIQUE
14/07/2016 04:48 EDT | Actualisé 14/07/2016 04:50 EDT

Contributions illégales: le PLQ et le PQ ont remboursé un total de 27 000 $

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argent canadien, pennies

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a dû rembourser plus de 12 000 $ en contributions illégales en 2015 et le Parti québécois 15 000 $, notamment en raison de pratiques de financement sectoriel.

Mince consolation pour le PLQ, c'est moins que les 131 000 $ déclarés en 2014 ou que les 39 685 $ de 2013, pour un grand total de 182 000 $ en trois ans.

C'est ce que révèlent les Rapports financiers 2015 produits par les partis et publiés par le Directeur général des élections (DGEQ) cette semaine.

À la ligne "contributions non conformes d'un exercice précédent" dans le tableau des dépenses, le PLQ a déclaré 12 440 $, tandis que le PQ a indiqué 15 091 $, un montant qui est toutefois attribué dans ce cas aux "instances": ce sont donc plutôt les associations de circonscription péquistes qui ont dû rembourser cette somme au total.

À l'opposé, la Coalition avenir Québec n'avait rien à déclarer, ni pour 2015 ni pour 2014.

Les contributions non conformes sont classées en trois sources principales, soit celles obtenues par le financement sectoriel, celles réclamées par des décisions judiciaires, ainsi que "différentes non-conformités à la loi détectées dans le traitement des contributions", a expliqué la porte-parole du DGEQ, Alexandra Reny, dans une entrevue avec La Presse canadienne jeudi.

Toutefois, la quasi-totalité des contributions illégales réclamées au PLQ en 2015 émanaient du financement sectoriel et de décisions judiciaires, a précisé Mme Reny, soit 12 300 $ sur 12 440 $.

Et c'est pratiquement toujours le Directeur général des élections qui a réclamé les montants au terme de vérifications, et non les partis qui ont découvert les irrégularités par eux-mêmes, a-t-elle ajouté.

Le Parti libéral a pour sa part indiqué que les sommes avaient été réclamées par le DGEQ et qu'elles avaient été remboursées. Il a assuré qu'il s'agissait de montants liés à des irrégularités remontant à avant 2012, avant le resserrement des lois électorales.

Le porte-parole du Parti québécois n'a pas donné suite à la demande d'entrevue de La Presse canadienne.

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