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14/07/2016 09:10 EDT | Actualisé 15/07/2017 01:12 EDT

Collision ferroviaire en Italie: l'erreur humaine n'est pas la seule cause

MILAN — Les autorités italiennes ont annoncé, jeudi, que leur enquête concernant la collision frontale entre deux trains irait plus loin que la simple erreur humaine alors qu'un journal local a rapporté les propos d'un chef de gare reconnaissant avoir autorisé le départ de l'un des deux convois impliqués dans l'accident.

Jeudi, le quotidien «La Stampa» de Turin a publié un article dans lequel Vito Piccarreta, le chef de gare d'Andria, confie que c'est lui qui a laissé le train partir. L'homme, qui travaille depuis 24 ans dans le secteur ferroviaire, affirme que des délais sur la ligne à une seule voie avaient semé la confusion.

En entrevue avec le «Corriere della Sera», M. Piccarreta a cependant soutenu qu'il n'était pas le seul responsable de la tragédie survenue plus tôt cette semaine.

Vingt-trois personnes ont perdu la vie peu mardi lorsque deux trains exploités par la société privée Ferrotramviaria se sont violemment heurtés sur l'unique voie de la ligne où le droit de passage est contrôlé par téléphone plutôt que par des systèmes automatisés.

Plus de 50 personnes ont également été blessées, dont 21 qui sont toujours hospitalisées, selon l'agence de presse ANSA.

Les enquêteurs tentent, entre autres, de déterminer pourquoi la méthode pour contrôler le droit de passage n'a pas été mise à jour et pourquoi les chefs de gare d'Andria et de Corato n'étaient pas au courant qu'ils avaient tous les deux envoyé un train sur la voie.

Le procureur Francesco Giannella a déclaré que réduire la collision à une erreur humaine était une explication trop simpliste et confirmé que l'investigation portait aussi sur les raisons pour lesquelles une deuxième voie n'avait pas été construite sur la ligne en dépit du financement fourni à cet effet par le gouvernement italien et l'Union européenne.