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14/07/2016 14:39 EDT | Actualisé 15/07/2017 01:12 EDT

Aurélie Rivard commence à sentir la pression à quelques semaines de Rio

OTTAWA — Lorsque Aurélie Rivard a participé aux Jeux paralympiques de Londres il y a quatre ans, elle avait le luxe de passer sous le radar.

Quatre ans plus tard, beaucoup de choses ont changé pour la nageuse étoile.

Elle est depuis devenue la championne en titre au 50 mètres et au 400 mètres style libre et elle détient le record du monde au 100 mètres style libre. Rivard admet ressentir la pression à quelques semaines des Jeux paralympiques, qui s'amorcent le 7 septembre à Rio.

«Il y a définitivement beaucoup plus de pression que lorsque j'étais à Londres, a déclaré Rivard, qui a gagné l'argent en 2012. Là-bas, j'étais jeune et je n'avais rien à perdre. Maintenant, je suis la fille à battre donc il y a beaucoup de pression qui vient de l'extérieur — et de moi-même également.»

Mais Rivard, officiellement nommée sur l'équipe canadienne de natation paralympique jeudi, croit qu'elle n'a jamais été mieux préparée.

«Cette année en a été une bonne pour moi, a déclaré l'athlète de 20 ans originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu qui est née avec un handicap à la main gauche. Je suis exactement où je voulais être dans mon entraînement.»

Une des plus grandes vedettes canadiennes des Jeux panaméricains de l'été dernier à Toronto après avoir décroché quatre médailles d'or, Rivard sera une menace dans plusieurs épreuves à Rio.

Alors qu'ils se sont réunis pour la présentation officielle de l'équipe, plusieurs des athlètes ont dit qu'ils allaient regarder le déroulement des Olympiques, dans quelques semaines, en raison notamment des inquiétudes reliées à la qualité de l'eau, à la sécurité ainsi qu'au virus Zika.

L'objectif principal est de demeurer concentré et d'en profiter alors que les athlètes seront sous les projecteurs, a rappelé le vétéran paralympien, Benoît Huot.

«Quand je prends un peu de recul et que je pense aux 20 dernières années, ce qui est le plus important c'est l'aventure», a dit Huot, qui en sera à ses cinquièmes Jeux.

Huot, 32 ans, affirme qu'il se nourrira de l'énergie des nombreuses recrues qui font partie de l'équipe.

«C'est magique», a-t-il résumé.

Les nageurs canadiens ont gagné 16 médailles aux Jeux paralympiques de Londres, la plus importante récolte des sports dans lesquels le Canada était représenté.

Les athlètes espèrent ramener plus de médailles cette fois, même si l'équipe est dans une phase de reconstruction, a indiqué la ministre des Sports, Carla Qualtrough.

«Les médailles sont importantes, je ne dirai pas le contraire, a-t-elle déclaré, elle qui a participé aux Jeux paralympiques de 1988 et de 1992 en natation. Nous sommes dans une phase de transition. Donc nous voulons faire mieux qu'à Londres, mais nous reconstruisons cette année.»

En ce qui a trait aux inquiétudes quant à savoir si le Brésil est bien préparé à accueillir les Jeux, Qualtrough ne s'inquiète pas pour les athlètes, qui vivront dans la «bulle» du village olympique.

«J'ai confiance que, du point de vue des athlètes, l'expérience sera unique pour les Jeux olympiques et paralympiques, a-t-elle lancé. Je crois que si vous y allez comme spectateur ou comme parent, il faudra peut-être faire preuve d'un peu de patience.»

Qualtrough prévoit assister aux deux Jeux tandis que le gouverneur général David Johnston doit représenter le Canada lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques, le 5 août.