POLITIQUE
14/07/2016 08:47 EDT | Actualisé 14/07/2016 08:51 EDT

Assurance-emploi : une partie de la réforme du gouvernement Harper est abrogée

Radio-Canada

Les prestataires d'assurance-emploi n'ont plus à chercher des emplois jusqu'à 30 % inférieur à leur salaire, qui ne sont pas dans leurs champs de compétences et qui sont éloignés de leur lieu de résidence.

Un texte d'Antoine Trépanier

Il s'agissait là de dispositions phares de la réforme du gouvernement Harper en 2012, vertement critiquées par les groupes de défenses des chômeurs.

«On a été des milliers à manifester contre cette odieuse réforme, particulièrement au Québec et dans les Maritimes. Ça aura peut-être pris du temps et un changement de gouvernement, mais nous nous réjouissons d'avoir finalement été entendus et, surtout, écoutés», a déclaré par voie de communiqué la porte-parole du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi, un regroupement d'organismes de chômeurs au Québec.

Le gouvernement Trudeau a apporté ces modifications, alors qu'un comité fédéral mène présentement une tournée de consultation pour réviser le programme.

Selon Rémi Massé, un des membres du comité, plusieurs prestataires se plaignent de la lenteur des services de l'assurance-emploi. Ils font état notamment de longues mises en attente au téléphone de plus d'une demi-heure.

En plus de trouver des solutions à ces lenteurs, le comité tente de voir comment simplifier les demandes de prestations pour les travailleurs saisonniers, de l'industrie de la pêche ou du tourisme, qui doivent remplir une demande chaque année.

Les conservateurs déçus

Le porte-parole du Parti conservateur du Canada sur le Canada Atlantique, Scott Armstrong, juge «extrêmement décourageant» de voir le gouvernement libéral assouplir les exigences de l'assurance emploi, plutôt que d'offrir des programmes de formation professionnelle et des subventions à l'apprentissage.

«Si les Libéraux étaient vraiment sérieux au sujet d'une Stratégie de croissance pour l'Atlantique, ils réduiraient le taux d'imposition des petites entreprises à 9 % et investiraient dans des initiatives créatrices d'emplois au lieu de permettre aux gens de travailler moins et de toucher quand même des prestations d'assurance-emploi», a dit M. Armstrong.

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