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Policiers en pantalon de camouflage: l'actualité sert la cause de Martin Coiteux

MONTRÉAL — Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a eu un double coup de main inattendu pour soutenir sa demande aux policiers du Québec de cesser de porter des pantalons non réglementaires, qu'il a réitérée avec insistance, mardi, à l'issue d'une rencontre avec le président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement du Québec (SCSGQ).

D'une part, le syndicat, dont les membres assurent notamment la sécurité de l'Assemblé nationale, d'édifices gouvernementaux et des palais de justice, a accepté de suspendre ce moyen de pression et de revenir au port de l'uniforme normal jusqu'à l'automne dans l'espoir de faire progresser les discussions.

D'autre part, le Journal de Montréal rapportait mardi que la juge Martine Hébert, de la Cour municipale de Laval, avait acquitté un automobiliste qui faisait face à une amende de 1300 $ parce que la policière qui lui avait remis le constat d'infraction portait un pantalon de camouflage qui pouvait avoir semé la confusion sur sa fonction.

Sans commenter directement la décision, le ministre Coiteux a rappelé que ce sont des raisons de cette nature qu'il avait évoquées pour demander aux policiers de cesser ce moyen de pression, estimant que la confusion peut avoir des conséquences graves et que les citoyens doivent toujours savoir s'ils ont affaire ou non à un policier.

M. Coiteux a ajouté que la décision du Syndicat des constables spéciaux était un geste responsable et une démonstration de bonne volonté qui a permis de discuter dans un meilleur contexte.

De son côté, le président du syndicat, Franck Perales, s'est dit étonné de constater l'ouverture du ministre à l'issue de leur rencontre.

Le syndicat réclame l'ajout de 50 à 60 constables dans les palais de justice en région, se disant très préoccupé par la vulnérabilité de ces institutions en dehors des grands centres et soulignant que plusieurs palais doivent faire appel à des agences privées dont les employés n'ont ni la formation ni les pouvoirs des constables spéciaux, qui sont des agents de la paix au sens de la Loi sur la police.

M. Perales a également eu un appui inattendu de l'actualité, puisqu'il n'a pas hésité une seconde à faire un parallèle avec la fusillade survenue la veille au palais de justice de Saint Joseph, au Michigan, qui a fait trois morts.

Les agents de la paix sont également insatisfaits de l'évaluation de leur travail dans les échelles gouvernementales, évaluation qui place leur salaire moyen à 55 000 $ alors qu'ils réclament un reclassement dans une échelle où cette rémunération passerait autour de 61 000 $.

La convention collective des constables spéciaux est échue depuis le 31 mars 2015.

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