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Martine Ouellet présente sa stratégie référendaire (VIDÉO)

Si le Parti québécois est porté au pouvoir en 2018 sous sa direction, le Québec atteindra la souveraineté au cours d'un premier mandat, prévoit Martine Ouellet.

En entrevue mardi à Radio-Canada, la candidate à la direction du Parti québécois a présenté son plan qui se décline en trois étapes : réaliser un débat public sur la république du Québec, tenir un référendum sur l'indépendance, puis, en cas de victoire, négocier la constitution finale du nouveau pays.

Avec cette démarche, la députée de Vachon souhaite « rejeter le régime monarchique britannique » « hérité d'une autre époque » et « moyenâgeux ».

L'élection du Parti québécois en 2018 mènerait donc à la création d'une commission préconstituante non partisane formée d'acteurs de la société civile et non de députés, a tenu à préciser Mme Ouellet. Cette commission ferait la tournée du Québec afin de rédiger une première constitution initiale ainsi qu'un livre blanc « comme ce qui a été fait en Écosse », explique-t-elle. Cette constitution serait proposée lors d'un référendum.

En cas de victoire du oui, une assemblée constituante serait chargée de rédiger, à partir de la constitution initiale, un document définitif.

Pour Martine Ouellet, le référendum est essentiel. « C'est l'outil qui permet au peuple de s'exprimer et de décider », a-t-elle clamé, citant l'exemple récent du Royaume-Uni et celui de l'Écosse.

Elle est convaincue que son plan séduira les militants du PQ tout comme l'électorat québécois. Elle croit que son projet va aussi faire le poids devant une possible promesse libérale de baisses d'impôts aux prochaines élections.

« Au lieu d'avoir juste des baisses d'impôts, on propose d'aller chercher 50 milliards de dollars à Ottawa », affirme Martine Ouellet. « Imaginez ce qu'on va pouvoir faire avec cet argent en termes de développement économique. Moi, ce que je propose aux Québécois, c'est justement d'aller chercher leur développement économique. Et c'est de prendre le deux ans qui nous reste avant l'élection pour répondre aux questions des gens. »

Elle rappelle également qu'elle est la seule candidate à la direction du Parti québécois à proposer une démarche référendaire lors d'un premier mandat au pouvoir.

Les quatre autres candidats ont une vision différente de la question référendaire. Alexandre Cloutier compte mener des consultations avant de prendre une décision sur la tenue d'un référendum. Véronique Hivon veut attendre six mois avant les élections générales pour dévoiler sa position. Jean-François Lisée et Paul St-Pierre Plamondon s'opposent pour leur part à la tenue d'un référendum lors d'un premier mandat.

Martine Ouellet a officialisé sa candidature le 23 juin dernier. Le prochain chef du Parti québécois doit être connu le 7 octobre prochain. Le vote aura lieu par téléphone et par Internet, du 5 au 7 octobre.

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