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Le chef du Pentagone à Kaboul pour rencontrer le président Ghani

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter est arrivé mardi en Afghanistan pour rencontrer le président Ashraf Ghani, au lendemain des engagements des Etats-Unis et de l'OTAN à maintenir leur présence militaire dans ce pays.

M. Carter, dont la visite avait été tenue secrète, s'est posé en fin de matinée sur la base militaire américaine de Bagram, à 50 km de Kaboul, d'où il devait gagner la capitale, selon l'envoyé spécial de l'AFP qui l'accompagne.

Les deux responsables tiendront une conférence de presse commune en début d'après-midi au palais présidentiel.

Ashton Carter, qui a participé au sommet de l'Otan le week-end dernier à Varsovie au côté du président Barack Obama, a fait précédemment étape à Bagdad, où il a annoncé le renforcement de la présence américaine en Irak pour lutter contre l'organisation Etat Islamiste (EI) en Irak et en Syrie.

Le chef de la Maison Blanche a annoncé à la veille du sommet sa décision de maintenir 8.400 soldats américains en Afghanistan jusqu'à la fin de son mandat début 2917, au lieu de la réduction d'effectifs initialement prévue de 9.800 hommes actuellement à 5.500.

Elu il y a huit ans sur la promesse de mettre fin aux guerres et à la présence américaine en Irak et en Afghanistan, M. Obama n'a pu tenir parole en raison de la situation militaire et sécuritaire toujours précaire dans ces deux pays.

Les forces américaines déployées dans le cadre de l'opération "Resolute Support" de l'Otan continueront de former les forces afghanes et de leur apporter un soutien aérien, tout en participant à la lutte antiterroriste.

La majorité des forces occidentales se sont retirées fin 2014 d'Afghanistan laissant l'armée et la police afghanes en première ligne face à l'insurrection islamiste des talibans et de l'EI, présent dans l'est du pays.

Environ 13.000 hommes, américains aux trois-quarts, restent présents en Afghanistan.

Les Etats membres de l'Otan ont promis à Varsovie de maintenir environ 12.000 hommes, issus de 41 pays, au moins jusqu'en 2017 et de poursuivre leur aide financière à l'armée et à la police afghanes jusqu'à 2020, pour un montant avoisinant les 5 milliards de dollars en 2017 dont 3,5 milliards fournis par les Etats-Unis.

Le commandant suprême des forces alliées en Europe, le général américain Curtis Scaparrotti, a alors averti qu'un échec en Afghanistan ferait de ce pays un sanctuaire pour des groupes comme Al-Qaïda et l'EI.

En retour, l'Otan a exigé des réformes de la par des forces afghanes, notamment qu'il soit mis fin à la corruption et aux violations des droits humains.

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