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Irak: appel du gouvernement à une suspension des manifestations

Le gouvernement irakien a appelé mardi à suspendre les manifestations organisées régulièrement dans la capitale depuis plusieurs semaines, arguant qu'elles pourraient distraire les forces de sécurité et perturber la lutte contre le groupe Etat islamique (EI).

Cette exhortation intervient au lendemain de l'appel de l'influent chef chiite Moqtada Sadr à une nouvelle manifestation "massive" vendredi sur la place Tahrir de Bagdad pour exiger la mise en place de réformes et de mesures anticorruption.

"Le gouvernement appelle les enfants de notre peuple à prendre leurs responsabilités historiques en soutenant les forces armées, et à reporter les manifestations", a affirmé un communiqué du bureau du Premier ministre Haider al-Abadi.

Les manifestants doivent rester chez eux "pour épargner au pays de sombrer dans le chaos et éviter (...) la dispersion des efforts de sécurité", a ajouté le texte.

Des problèmes liés à des débordements pourraient par ailleurs "perturber les plans de libération (des zones occupées par l'EI) et servir les objectifs de l'ennemi terroriste", selon le communiqué.

M. Abadi avait lancé un appel similaire à la population en mai au cours de l'offensive pour reprendre à l'EI la ville de Fallouja, en vain.

Des milliers de partisans de Moqtada Sadr avaient réussi à braver toutes les mesures de sécurité et à s'introduire à plusieurs reprises dans la Zone verte ultrasécurisée de la capitale.

Ils réclament un nouveau gouvernement, composé de technocrates et capable de mettre en place des réformes pour lutter contre la corruption, le népotisme et le clientélisme.

Le dignitaire chiite avait appelé à suspendre les manifestations durant le ramadan, tout en promettant une reprise de grande ampleur après.

Le Premier ministre tente depuis des mois de mettre en place un nouveau gouvernement capable de mettre en oeuvre les réformes anticorruption réclamées par les manifestants mais de nombreux partis s'opposent toutefois à ce projet par peur de perdre certains de leurs privilèges.

wd/mer/feb

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