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France: feu vert à l'extradition d'un Serbe de Bosnie accusé de massacre en 1992

La Cour de cassation, plus haute instance judiciaire française, a validé mardi l'extradition d'un Serbe de Bosnie réclamé par Sarajevo, qui l'accuse d'avoir participé en 1992 à un massacre de civils musulmans, selon une décision consultée par l'AFP.

Pour être effective, l'extradition de Radomir Susnjar doit faire l'objet d'un décret du Premier ministre, qui peut encore être contesté devant le Conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative française.

La justice bosniaque recherche Radomir Susnjar pour crime contre l'humanité. Elle le soupçonne d'avoir participé au massacre de 59 civils musulmans, dont des femmes et des enfants, par les forces serbes, le 14 juin 1992, à Visegrad, dans l'est de la Bosnie.

Ce jour-là, 66 personnes avaient été enfermées par des hommes armés dans une maison abandonnée où avaient été jetés des explosifs et 59 d'entre elles sont mortes. Plusieurs témoins ont directement mis en cause Radomir Susnjar, qui s'est défendu en invoquant une confusion avec un homonyme.

Pour le même massacre, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a déjà condamné en appel en décembre 2012 deux cousins, Milan et Sredoje Lukic, membres du groupe paramilitaire serbe des "Beli Orlovi" (Les aigles blancs).

Ces derniers ont écopé respectivement de la prison à vie et d'une peine de 27 ans de réclusion.

spe/thm/abk

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