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Farnborough: Airbus et Boeing ouvrent le match des commandes

Airbus et Boeing ont ouvert mardi au salon de Farnborough le match des commandes, avec dans le carnet d'Airbus 25 A320neo, la version remotorisée de son monocouloir, et dans celui de son concurrent américain la finalisation d'une commande 10 737 Max 8.

Airbus a annoncé une commande ferme de la compagnie Germania pour 25 A320neo, pour une valeur de 2,6 milliards de dollars au prix catalogue.

Boeing a de son côté révélé la finalisation par le voyagiste TUI Group d'une commande de dix 737 Max 8, le concurrent de l'A320neo, accompagnée d'une option pour un long-courrier 787-9, pour un montant total de 1,4 milliard de dollars.

L'avionneur américain a passé un protocole d'accord avec la compagnie chinoise Kunming Airlines pour dix 737 Max 7, la plus petite version de son moyen-courrier, sans préciser le montant de cette transaction. Au prix catalogue, le contrat s'élève à 902 millions de dollars.

Il a également annoncé un protocole d'accord pour l'acquisition par une compagnie chinoise non-identifiée de 30 mono-couloirs 737, des appareils re-motorisés Max et des 737 de génération actuelle, pour un montant de 3 milliards de dollars.

Après avoir tous deux présenté mardi des prévisions optimistes du marché pour les 20 prochaines années, Airbus a innové en dévoilant ses perspectives pour les services liées à l'aviation commerciale sur la même période de temps, qu'il estime à 3.000 milliards de dollars

Selon l'avionneur européen, la maintenance des avions comptera pour 1.800 milliards d'ici 2035 et 560.000 pilotes devront être formés pour répondre à la croissance du trafic aérien.

Airbus prédit que la croissance du segment maintenance passera de 53 à plus de 132 milliards de dollars par an, soit une croissance annuelle moyenne de 4,6%.

Airbus et Boeing ont donné le ton la veille, en prévoyant un doublement de la flotte d'avions commerciaux au cours des 20 prochaines années, un marché qui dépasse les 5.000 milliards de dollars.

Boeing évalue à 39.620 la demande d'avions neufs au cours de la période, représentant 5.900 milliards de dollars, selon son étude de marché annuelle publiée pour la première fois lors du salon de Farnborough.

Airbus a confirmé ces prévisions, quoique sur un périmètre différent, en revoyant lui aussi à la hausse sa prévision de croissance du marché. Il évalue les besoins des compagnies à 33.000 nouveaux avions, pour une valeur de 5.200 milliards de dollars, et un trafic en hausse de 4,5%.

Les commandes annoncées sont pour l'heure loin de la précédente édition de Farnborough, qui se tient en alternance avec le salon du Bourget, au cours duquel les commandes fermes et en option avaient atteint le chiffre record de 201 milliards de dollars (181 milliards euros).

L'édition 2016 du salon se tient dans une ambiance particulière cette année, moins de trois semaines après le vote des Britanniques en faveur d'une sortie de leur pays de l'Union européenne.

Le Brexit pourrait affecter le secteur aéronautique et le transport aérien mais tous s'accordent à dire qu'il est encore trop tôt pour évaluer les conséquences de cette décision.

Interrogé sur le sujet, David Burling, l'un des dirigeants du voyagiste TUI en charge du Royaume-Uni notamment, a indiqué que son groupe suivait le dossier de près mais qu'il n'y avait pas d'impact immédiat.

"Cette industrie est incroyablement flexible", a-t-il déclaré. "Nous devrons simplement nous adapter à ce qui arrivera", a-t-il ajouté.

Le directeur commercial d'Airbus, John Leahy, a de son côté estimé que "beaucoup de personnes n'ont pas compris quel serait l'impact du Brexit sur les compagnies aériennes opérant à travers le Royaume-Uni", et souligné que la chute de la livre rendait cette destination plus attractive.

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