Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Québec, qui a fermé ses portes en 2021.

Barack Obama tentera d'apaiser les tensions à Dallas

Barack Obama est attendu aujourd'hui à Dallas, où il offrira son soutien aux familles des cinq policiers tués jeudi lors d'un rassemblement en appui à la communauté noire, alors que le pays est divisé par les tensions raciales.

Le président américain a écourté sa visite en Espagne afin d'assister à la cérémonie œcuménique à Dallas, où il prendra la parole, accompagné de Michelle Obama.

Le soir de la tuerie, Barack Obama n'avait pu se rendre à Dallas, puisqu'il assistait à un sommet de l'OTAN, à Varsovie.

« Le président est conscient du fait qu'à travers tout le pays, les gens sont inquiets face aux violences de la semaine écoulée [...] mais aussi de ces dernières années », a expliqué son porte-parole Josh Earnest, en faisant référence aux deux Noirs tués la même semaine par les forces de l'ordre, en Louisiane et dans le Minnesota.

Barack Obama s'est souvent fait reprocher d'avoir manqué d'initiative et d'empathie quand venait le temps d'agir sur les questions raciales et les bavures policières.

À quelques mois de la fin de son mandat, le président américain a décidé d'agir contre ce qu'il qualifie de « grave problème » de la société américaine.

Dès demain, il rassemblera à la Maison-Blanche des représentants des forces policières, des militants des droits civiques, des élus locaux et des universitaires afin de « dégager des solutions concrètes ».

Depuis la tuerie dans un club gai d'Orlando, en Floride, Barack Obama et d'autres responsables ont réitéré leurs appels à légiférer pour un contrôle accru des armes.

Bien qu'il reconnaît que d'énormes progrès restent à accomplir, le président américain demeure optimiste. « Je suis profondément convaincu que l'Amérique n'est pas aussi divisée que certains le suggèrent », a-t-il affirmé.

Forte culture des armes à feu au Texas

Lors de son passage à Dallas, le président américain rencontrera David Brown, un Afro-Américain à la tête du département de police de la ville qui a appelé au dialogue entre policiers et citoyens. « Cessez de protester et engagez-vous dans la police, vous seriez utiles à votre communauté », avait-il lancé.

Depuis la fin des années 1980, M. Brown a vécu la mort de son frère, de son fils et de son ancien coéquipier, tous tués par balles.

Le chef de la police de Dallas a déclaré lundi que les lois du Texas - l'un des États où la culture des armes à feu est la plus enracinée - qui autorisent le port d'armes en public rendent de plus en plus difficile le travail des forces de l'ordre.

Alors qu'une veillée funèbre en hommage aux cinq policiers tués était organisée hier soir à Dallas, des centaines de manifestants descendaient de nouveau dans les rues de plusieurs villes des États-Unis.

À Chicago, dans l'Illinois, des images publiées sur les réseaux sociaux et dans la presse montraient environ 500 manifestants marchant dans le centre-ville après s'être rassemblés pour un sit-in silencieux. En Californie, dans la ville de Sacramento, environ 300 personnes ont défilé dans le calme.

Envoyer une correction
Cet article fait partie des archives en ligne du HuffPost Canada, qui ont fermé en 2021. Si vous avez des questions ou des préoccupations, veuillez consulter notre FAQ ou contacter support@huffpost.com.