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2016, déjà la pire année pour la presse en Afghanistan

L'année 2016 s'annonce déjà comme "la plus sanglante" pour les journalistes afghans dans l'histoire de leur pays, avec dix tués sur les six premiers mois, selon le rapport semestriel d'une association professionnelle locale.

Dans son rapport de janvier à juin, le Comité pour la sécurité des journalistes afghans (Afghan Journalists' Safety Committee, AJSC) enregistre 54 incidents violents contre des journalistes au cours de la période considérée, en augmentation de 38% par rapport à la même période l'année passée.

Selon le rapport qui les détaille, il s'agit de meurtres, détentions arbitraires, intimidations et d'attaques physiques, perpétrées dans la majorité des cas "par des individus liés au gouvernement", indique-t-il sans autre précision.

Le document souligne cependant que le nombre d'incidents impliquant des talibans a aussi augmenté par rapport aux années précédentes, représentant près d'un tiers (30%) d'entre eux, soit 16 cas sur 54 recensés.

En janvier, sept employés de la chaine de télévision très populaire Tolo ont été tués dans une attaque suicide contre leur minibus, revendiquée par les talibans pour dénoncer la "propagande" de Tolo à leur encontre.

Début juin, c'est un journaliste américain de la chaine publique américaine NPR, David Gilkey et son confrère et interprète afghan Zabihullah Tamanna qui ont été tués par des tirs visant un convoi de l'armée afghane au sein duquel ils circulaient, dans la dangereuse province du Helmand (sud).

L'AJSC relève aussi que les femmes journalistes font face à de "très nombreux défis" et que leur nombre tend à décroître alors que la situation sécuritaire se détériore dans le pays.

"Désormais, la présence des femmes dans les médias est très largement circonscrite aux zones urbaines", indique le rapport. "Les femmes sont toujours peu présentes dans la direction des médias et les pages d'actualités témoignent d'un recul de leur présence et de leur rôle", insiste-t-il.

us/ach/ib

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