POLITIQUE
10/07/2016 02:47 EDT | Actualisé 10/07/2016 02:47 EDT

Postes Canada et le STTP négocient de nouveau, dit Mihychuk

Canada's Employment Minister MaryAnn Mihychuk speaks during Question Period in the House of Commons on Parliament Hill in Ottawa, Canada, February 18, 2016. REUTERS/Chris Wattie
Chris Wattie / Reuters
Canada's Employment Minister MaryAnn Mihychuk speaks during Question Period in the House of Commons on Parliament Hill in Ottawa, Canada, February 18, 2016. REUTERS/Chris Wattie

OTTAWA — Postes Canada et le Syndicat des travailleurs des postes (STTP) sont de retour à la table des négociations, a annoncé la ministre de l'Emploi, du Développement de la main-d'oeuvre et du Travail, MaryAnn Mihychuk, dimanche.

La ministre a publié un communiqué pour affirmer qu'elle était "heureuse (...) que des progrès soient réalisés à la table de négociation".

Les négociations entre les deux parties étaient dans une impasse. Les principaux points en litige sont le régime de pensions et la parité salariale.

Malgré ce retour à la table des négociations, la menace d'un arrêt de travail plane toujours à Postes Canada, alors que la partie patronale peut légalement décréter un lock-out de ses 50 000 employés syndiqués dès lundi, à 0 h 01 (heure de l'Est).

Un porte-parole de Postes Canada n'a pu préciser quelles étaient les intentions de la direction, dimanche après-midi.

Mme Mihychuk a aussi indiqué que des médiateurs fédéraux participent aux négociations.

La contre-proposition de la société d'État a été rejetée vendredi par le Syndicat des travailleurs des postes. Postes Canada acceptait l'offre syndicale de prolonger de 30 jours les négociations, à condition que le syndicat se soumette à l'arbitrage exécutoire en cas d'impasse.

Le syndicat a rappelé qu'il avait déjà rejeté le recours à l'arbitrage, parce qu'il l'obligerait à abdiquer son droit de négocier une convention collective pour ses membres.

Postes Canada dit avoir constaté une baisse importante de la quantité de courrier traitée ces derniers jours, précisant que le conflit ne peut se poursuivre encore longtemps.

Advenant un lock-out, le gouvernement Trudeau pourrait intervenir, mais la ministre du Travail, MaryAnn Mihychuk n'a toujours pas précisé ses intentions. Dans le communiqué, elle mentionne que "le gouvernement du Canada a mis en place des plans d'urgence dans l'éventualité d'un arrêt de travail". Elle n'en a pas précisé les modalités.

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter