NOUVELLES
09/07/2016 10:43 EDT | Actualisé 10/07/2017 01:12 EDT

Pannes d'électricité à Sudbury : c'est la faute des écureuils

Depuis plusieurs semaines, une hausse du nombre de pannes d'électricité dans le Grand Sudbury pique la curiosité des résidents. La cause de ces pannes pourrait toutefois les surprendre : les écureuils noirs.

Un texte d'Isaac Gauthier

Selon Wendy Watson, porte-parole d'Hydro du Grand Sudbury, les écureuils noirs seraient en effet responsables de plusieurs pannes d'électricité dans la capitale du nickel du printemps à l'automne.

Elle ajoute que la majorité de ces coupures de courant ont lieu dans les quartiers du sud de la ville, où les arbres sont plus matures et donc plus propices aux animaux.

Cette explication ne surprend pas la résidente Maryse Gareau, en raison du nombre d'écureuils noirs dans son quartier du centre-ville.

Cette dernière a voulu savoir pourquoi elle devait régulièrement composer avec des pannes de courtes durées. Elle se demandait si le problème venait de sa maison. 

Des écureuils et des ratons laveurs

Selon le superviseur chez Hydro du Grand Sudbury, France Girouard, les petits rongeurs ne sont cependant pas les seuls à causer des ennuis. 

La proximité des arbres par rapport aux fils électriques expliquerait le nombre de pannes, affirme le monteur de lignes. Selon lui, il ne suffit que d'un faux pas pour qu'un animal s'électrocute et cause un court-circuit.

La plupart du temps, seule la carcasse de l'animal peut offrir une explication et aider les travailleurs à régler le problème, ajoute-t-il.

Pas seulement dans le Nord

Les pannes d'électricité causées par des animaux ne touchent pas que le nord de la province, indique Tiziana Bacciga-Rosa, porte-parole d'Hydro One. « C'est un problème qu'on remarque partout en Ontario et qui touche probablement les autres provinces de façon égale. »

Selon elle, les ratons laveurs, les écureuils et les oiseaux sont les principaux coupables.

Même si la proportion de pannes causées par des bêtes demeure relativement faible, celles-ci peuvent être particulièrement problématiques à régler, explique Tiziana Bacciga-Rosa. 

« Hydro One a près 123 000 km de fils électriques en Ontario. Un animal peut causer une panne presque n'importe où, alors ça peut devenir difficile de trouver le lieu exact de la panne. C'est pourquoi certaines d'entre elles prennent une demi-heure à réparer alors que d'autres prennent beaucoup plus longtemps. L'information des résidents devient cruciale dans ces moments-là. »

Efforts d'atténuation

Pour prévenir ces bris de service, Hydro One tente d'atténuer l'attrait des fils et des stations électriques auprès des animaux.

« Dans certaines régions, nous installons des plateformes pour les balbuzards et autres oiseaux de proie pour qu'ils ne s'installent pas sur nos poteaux électriques. Sinon, on installe des clôtures autour de nos stations électriques pour dissuader les animaux », explique Tiziana Bacciga-Rosa. 

Des mesures similaires sont aussi utilisées à Sudbury, notamment l'installation de cônes sur le dessus des poteaux pour empêcher l'accès aux écureuils. Mais à défaut d'enlever tous les arbres en milieu urbain, France Girouard croit que seuls les résidents peuvent vraiment faire une différence. 

Avec les informations de Lisa-Marie Fleurent.