DIVERTISSEMENT
09/07/2016 11:23 EDT

Louis-Jean Cormier s'éclate sous la pluie au FEQ

Alice Chiche

QUÉBEC – Comme lors de son spectacle carte blanche il y a deux ans, la pluie s’est mêlée au spectacle de Louis-Jean Cormier samedi soir au Festival d'été de Québec. Mais le chanteur a fait contre mauvaise fortune, bon cœur en offrant son «spectacle de rêve» à une foule agglutinée sous les ponchos multicolores au Parc de la francophonie.

Le chanteur originaire de Sept-Îles avait promis une soirée festive et dansante, lui dont la musique est plus «introspective». Pari réussi avec ce spectacle tout en crescendo que le chanteur a décrit son comme une construction «étage par étage», commençant «comme Elton John» pour terminer en immense party inspiré du Motown avec 14 musiciens sur scène, tous vêtus d’un blanc immaculé.

Le spectacle avait été originalement conçu pour les Francofolies de Montréal, mais Louis-Jean Cormier s'est laissé convaincre de répéter l'expérience par le directeur de la programmation du FEQ, Louis Bellavance.

La soirée a débuté avec Louis-Jean Cormier au piano, vêtu d’un élégant complet gris, accompagné d’Antoine Gratton et de trois choristes pour Jouer des tours. L’ex-Karkwa a rapidement enchaîné avec L’ascenseur, tiré de son premier album solo, Le treizième étage, version «gospel».

Déjà à la troisième chanson, on sentait tout ce que cette proposition musicale avait d’originale grâce à une version déconstruite de Si tu reviens, avec cuivres, tambours et une intrusion du slammeur David Goudreau.

L’énergie sur scène a monté encore d’un cran avec La fanfare, suivie de Bull’s Eye. Après les plus tranquilles St-Michel et Faire semblant, David Goudreau est revenu déclamer sa poésie sur Tête première.

Au moment de réciter le poème de Gaston Miron, Au long de tes hanches, «pour se remettre les valeurs à la bonne place», Louis-Jean Cormier s’est arrêté un instant. «On entend-tu du tonnerre là-bas?, a-t-il demandé. Ah non, c’est Ice Cube qui fesse comme ça.» En effet, deux ambiances bien différentes entre le gangsta rap sur les Plaines et la poésie québécoise au Pigeonnier samedi soir.

Miron a été suivi d’un moment tendre alors que choristes et musiciens se sont réunis autour d’un unique micro pour Montagne russe dans une jolie mise en scène épurée en créant un chœur accompagné de guitares acoustiques.

Puis l’ambiance festive a repris ses droits avec Le cœur en téflon suivi de La cassette. Mais c’est évidemment le succès Tout le monde en même temps qui a fait chanter les festivaliers alors que la fête allait bon train sur scène.

Pour le rappel, les plus courageux ont eu droit à l’énergique J’haïs les happy-ends, suivie de la douce Deux saisons trois-quarts.

Peter Bjorn and John

C’est le trio suédois Peter Bjorn and John qui a assuré la première partie de Louis-Jean Cormier, à la suite de Philémon Cimon.

Les trois Suédois, accompagnés de deux musiciens pour leur tournée, ont fait se dandiner les festivaliers dans un Parc de la Francophonie alors rempli à moitié en raison de la pluie. «C’est une soirée pluvieuse, mais vous êtes très beaux dans vos imperméables multicolores», a souligné le chanteur Peter Morén.

Malgré quelques pièces plus calmes, Peter Bjorn and John a fait bouger les festivaliers avec It Don’t Move Me, Eyes et Dominos.

Mais c’est le succès du groupe, Young Folks, qui a fait lever la foule avec son sifflement caractéristique et son refrain entraînant. Difficile de croire que le tube a déjà 10 ans.

Le Festival d’été de Québec se déroule du 7 au 17 juin. Pour plus d’informations, cliquez ici.

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