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09/07/2016 06:50 EDT | Actualisé 10/07/2017 01:12 EDT

France-Portugal ou le duel Ronaldo-Griezmann

L'étoile Cristiano Ronaldo d'un côté, avec Antoine Griezmann de l'autre qui lui souffle dans le cou: la finale de l'Euro entre le Portugal et la France, dimanche au Stade de France, pourrait aussi sacrer le futur Ballon d'Or 2016.

Déjà lauréat en 2008, 2013 et 2014, le Portugais est plutôt bien parti pour réduire l'écart avec Lionel Messi et ses cinq trophées. L'énième duel à distance entre les deux meilleurs joueurs du monde penche déjà en faveur de CR7, qui a marqué le tir au but vainqueur en finale de la Ligue des champions avec le Real Madrid le 28 mai, face à l'Atletico.

Surtout, malgré une entame d'Euro couci-couça il s'est réveillé au bon moment pour qualifier quasiment à lui seul le Portugal en 8e de finale, avec un doublé contre la Hongrie (3-3). Et que dire de son coup de tête dans le but gallois en demi-finale (2-0) ?

À 31 ans, alors qu'il a déjà tout gagné plusieurs fois avec le Real Madrid (C1, Liga...), Ronaldo semble enfin mettre tout son talent et sa détermination au service de la Selecçao dans un tournoi majeur. Il s'était déjà surinvesti lors de l'Euro-2012, mais à l'époque ça n'avait pas suffi au Portugal pour faire chuter le collectif espagnol en demi-finale.

Réparer l'anomalie reviendrait aussi à effacer le douloureux souvenir de l'Euro-2004, perdu à domicile en finale face à la Grèce (1-0). Ronaldo avait 19 ans à l'époque et n'était pas encore le grand joueur qu'il est devenu (encore 57 buts en 60 matches toutes compétitions confondues cette saison).

Écrire l'Histoire de son pays, en lui offrant son premier titre majeur, qui plus est en France face à des Bleus que le Portugal n'a jamais battus en tournoi majeur, lui assurerait un 4e Ballon d'Or. Assurément le plus beau, car il serait lié à l'obtention d'un titre collectif. Ce qui manque à Messi, battu en finales du Mondial-2014 et de la Copa America 2007, 2015, 2016.

Griezmann le successeur de Zidane?

Avoir un Z dans son patronyme change-t-il tout ? Certainement moins qu'un but marqué lors d'une finale d'une grande compétition, avec le sacre au bout. À ce titre, Griezmann peut s'inspirer de Zidane, le dernier Français vainqueur du Ballon d'Or après avoir offert la Coupe du monde 1998 aux Bleus.

Marcher dans les pas de l'idole Zidane est la condition sine qua non pour que « Grizi » ait quelque chance de briser l'hégémonie Messi-Ronaldo installée depuis huit saisons.

Un sacre européen auquel il aurait en tout cas très largement contribué avec ses six buts au compteur, dont deux très remarqués contre l'Allemagne championne du monde en demi-finale. Un but de plus saurait peut-être convaincre une partie des votants, même si beaucoup restent focalisés sur les performances individuelles.

À ce jeu-là, Griezmann est loin d'être ridicule. Ses prestations de l'Euro sont dans la droite lignée de sa saison avec l'Atletico (32 buts en 54 matches officiels, dont 7 en C1).

En Ligue des champions, c'est lui qui a ouvert la porte à son club pour la demi-finale et la finale en marquant respectivement contre le Barça (deux fois) et contre le Bayern Munich.

Et si cette finale de C1, le 28 mai à San Siro, n'était finalement que le premier acte d'un duel à distance voué à atteindre son paroxysme dimanche au Stade de France ? Une éclatante revanche doublée d'une immense consécration est en jeu. Griezmann dégainera-t-il le premier ?