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09/07/2016 07:47 EDT | Actualisé 10/07/2017 01:12 EDT

France: les opposants à un projet d'aéroport ne désarment pas malgré un référendum perdu

Plusieurs milliers d'opposants à la construction d'un nouvel aéroport dans l'ouest de la France se sont retrouvés samedi sur le site du chantier, deux semaines après l'approbation du projet par une majorité des habitants de la région.

"Merci et on ne lâche rien", proclamait une grande banderole jaune plantée sur deux caravanes dans un champ de Notre-Dame-des-Landes, à 20 km au nord de Nantes, pour accueillir les participants au rassemblement.

Ebauché dès les années 60, le projet de transfert de l'actuel aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes a toujours suscité la contestation d'écologistes et riverains.

Depuis 2009, une partie des détracteurs du projet ont installé des logements de fortune dans cette "zone d'aménagement différée" (ZAD) rebaptisée "zone à défendre".

Ces "zadistes", qui ont fait des émules dans d'autres régions de France, contestent à la fois les conséquences environnementales du projet et un manque de démocratie locale dans son élaboration.

Pour mettre un terme à la querelle, qui a aussi empoisonné les relations du parti socialiste au pouvoir avec ses alliés écologistes, le gouvernement a organisé le 26 juin un référendum consultatif local, au cours duquel plus de 55% des électeurs de Loire-Atlantique ont dit "oui" à l'aéroport.

Dans la foulée, le Premier ministre Manuel Valls a prévenu que les occupants illégaux du terrain devraient "partir" d'ici le début des travaux à l'automne.

Mais samedi, les opposants ne semblaient pas prêts à plier bagage. "Ni travaux, ni expulsion, l'aéroport c'est toujours non" avertissait une bannière.

Pour le député européen d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) Yannick Jadot, la consultation sur l'avenir du projet "crée davantage de tensions qu'elle ne résout des problèmes".

"Le pays est sous tension. (Le président) François Hollande comme Manuel Valls ne doivent pas rajouter de la tension à la tension", en promettant d'"envoyer des milliers de gardes mobiles", a-t-il ajouté.

asl-chp/lpt