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09/07/2016 04:55 EDT | Actualisé 10/07/2017 01:12 EDT

Cameron annonce un vote au Parlement sur l'arsenal nucléaire

Le Parlement britannique votera le 18 juillet sur le renouvellement des quatre sous-marins nucléaires Trident, a annoncé samedi à Varsovie le Premier ministre David Cameron.

Une décision doit être prise cette année sur le remplacement de ces quatre sous-marins, pour un coût d'au moins 31 milliards de livres (39 milliards d'euros).

"La dissuasion nucléaire demeure à mon avis essentielle, non seulement pour la sécurité de la Grande-Bretagne, mais, comme nos alliés le reconnaissent ici aujourd'hui, pour la sécurité globale de l'Otan", a dit M. Cameron lors d'une conférence de presse en marge du sommet de l'Alliance à Varsovie.

"C'est un engagement de notre programme (du parti conservateur britannique - ndlr), pour avoir un dispositif complet afin de remplacer les sous-marins", a expliqué M. Cameron.

"Il est logique de tenir ce vote maintenant (...) pour que nos planificateurs militaires puissent aller de l'avant avec cet investissement qui est nécessaire". a-t-il poursuivi.

""Evidemment, le parti conservateur tout entier le soutient (...) je ne pense pas que cela doive être pris dans la course pour la direction du parti et nous le ferons le 18 juillet", a dit le Premier ministre démissionnaire.

La flotte nucléaire vieillissante est basée à Faslane, dans l'ouest de l'Écosse. Elle doit être remplacée par des submersibles "Successor", pour une entrée en service au début des années 2030.

Un des quatre sous-marins est en permanence en mission quelque part dans le monde, deux sont au port prêts à partir et le quatrième est en maintenance.

En février dernier, plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé à Londres pour protester contre le renouvellement du programme Trident, à l'appel de mouvements anti-nucléaires.

La Première ministre de l'Ecosse, Nicola Sturgeon, et le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, ont dénoncé à la tribune un programme "immoral".

Caroline Lucas, l'ancienne leader du parti vert, a évoqué "une relique de la guerre froide".

dk/via/lpt