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06/07/2016 09:05 EDT | Actualisé 07/07/2017 01:12 EDT

Tour de France - Van Avermaet: "Je sais souffrir"

"Je sais souffrir", a réagi le Belge Greg Van Avermaet (BMC), sorti de son registre de coureur de classiques pour gagner mercredi l'étape du Massif central dans le Tour de France, son deuxième succès dans l'épreuve, un an après sa victoire de Rodez.

Q: Quand avez-vous compris que vous pouviez aussi grimper?

R: "Dans l'étape des Pyrénées que Michael Rogers a gagné dans le Tour 2014. C'était un parcours très dur. Quand je suis devant, je m'accroche, je sais souffrir. Aujourd'hui, toutes les conditions étaient réunies pour que je gagne. Je n'ai pas toujours eu la chance de mon côté, j'ai essuyé beaucoup de déceptions mais j'ai toujours travaillé dur, je n'ai jamais renoncé. Le maillot jaune est une satisfaction qui rembourse tous ces efforts."

Q: Comment avez-vous procédé?

R: "Je l'avais dit au briefing le matin, personne ne voudrait contrôler le début d'étape. Aucune équipe ne tient à faire trop d'efforts dans la première semaine du Tour. Quand l'échappée s'est déclenchée, j'ai réagi au bon moment. Une fois à l'avant, on avait une bonne chance d'aller jusqu'à l'arrivée. On est sorti ensuite avec De Gendt. L'écart était de sept minutes et personne ne voulait nous aider à l'augmenter. Avec lui, on a eu ensuite 14 minutes. Cela a été déterminant pour que je prenne le maillot jaune."

Q: A quoi avez-vous pensé dans le final?

R: "J'ai distancé De Gendt car je me sentais fort, je ne voyais pas de raison pour attendre, même si je pense être plus fort que lui au sprint. Il a le maillot à pois (de meilleur grimpeur), il est content. Dans les 17 derniers kilomètres, j'ai surtout songé à éviter la chute. Je suis resté concentré, le goudron fondait sur la route. Rien n'était acquis jusqu'à l'arrivée. Mais j'ai pu apprécier le dernier kilomètre. D'habitude, je gagne au sprint. Là, je savais à l'avance que j'allais avoir l'étape et le maillot jaune."

Recueilli en conférence de presse

jm/pel