NOUVELLES
06/07/2016 10:45 EDT | Actualisé 07/07/2017 01:12 EDT

Tour de France - Greg Van Avermaet ou quand le vent tourne

Quiconque a déjà pédalé dans la morne plaine des Flandres connaît l'importance du vent. Et il tourne souvent pour Greg Van Avermaet, le Belge aux fortunes diverses et contrastées.

A 31 ans, le Flamand vient de rejoindre le cercle jalousé des porteurs du maillot jaune du Tour de France en remportant, en solitaire, sa deuxième étape au Lioran (Massif Central). La première, c'était en 2015 à Rodez (sud-ouest de la France), en devançant au sprint Peter Sagan.

Une victoire suivie le surlendemain par un abandon du natif de Lokeren, près de Gand, rentré à la maison pour la naissance de sa fille.

C'est d'ailleurs sans surprise qu'il remettra à Fleur, bientôt devant sa première bougie, le petit lion, trophée offert à chaque maillot jaune, qui lui a été remis sur le podium. "C'est pour elle que j'avais quitté le Tour l'an dernier", a-t-il rappelé.

Le Flamand collectionne les anecdotes depuis plusieurs années. D'abord promis au football, au poste de gardien de but, il choisit finalement de marcher dans les pas de son père Ronald, sélectionné pour les jeux Olympiques de Moscou 1980 avant une courte carrière professionnelle.

Après de bons débuts dans la cour des grands en 2007 et 2008 (étapes au Tour du Qatar et à la Vuelta), il tarde à confirmer et quitte son équipe Omega en raison de la concurrence infligée par son compatriote Philippe Gilbert, au profil de coureur de classiques comme lui.

- Sauvé par la neige -

Il rebondit bien dès son arrivée chez BMC en 2011 en remportant Paris-Tours. Mais voici que Gilbert rapplique dès l'année suivante! Sa place de leader dans les classiques est à nouveau menacée.

Il s'en accommodera cette fois. En 2014, il échoue de peu derrière Fabian Cancellara dans le Tour des Flandres.

En 2015, il est en tête de la Clasica San Sebastian. La victoire lui tend les bras, mais il se retrouve fauché par une moto.

Le destin lui sourit en revanche en mars, lors de Tirreno-Adriatico. En tête au classement général avant la journée la plus difficile, il risque de tout perdre. Mais l'étape est annulée en raison de la neige et il remporte l'épreuve pour une seconde devant Peter Sagan.

"Je ne suis pas le meilleur sprinteur ou le meilleur rouleur", dit-il modestement. Un profil intermédiaire qui ne lui permettra jamais de devenir chef d'équipe. Jusqu'à son coup d'éclat dans le Massif central, il faisait son Tour dans l'ombre de ses leaders Richie Porte et Tejay van Garderen.

Malicieux comme un Belge, il a bien trouvé la devise qu'il affiche sur son profil Twitter: "Travailler dur en silence, laisser le succès parler".

pyv/pel