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06/07/2016 09:27 EDT | Actualisé 07/07/2017 01:12 EDT

Pétrolia défend son usage de l'eau douce pour ses forages sur Anticosti

Pétrolia sort de son mutisme au sujet de ses travaux d'exploration pétrolière sur l'île d'Anticosti.

Elle précise que les 30 millions de litres d'eau douce requis pour la fracturation hydraulique seront accumulés dans des réservoirs et captés à partir des pluies et de la prochaine crue printanière.

Dans un communiqué, le porte-parole Jean François Belleau soutient que le prélèvement d'eau douce dans les trois rivières à proximité des sites de forage se limitera à 15% du débit minimum des rivières.

Le calendrier et la méthode de prélèvement autorisés par le ministère de l'Environnement (MDDELCC) tiennent compte des périodes de montaison du saumon sur les rivières Jupiter et Sainte-Marie. 

Un impact « minime » selon le ministre Heurtel

Le ministre de l'Environnement David Heurtel défend la décision du MDDELCC d'accorder les certificats à la compagnie Pétrolia pour procéder à trois forages exploratoires avec fracturation hydraulique sur l'île d'Anticosti. Il reconnaît que les forages exploratoires auront des impacts, mais qu'ils ont été jugés « acceptables ».

Autres mesures

Pétrolia fait valoir que l'eau de fracturation sera examinée en laboratoire et soumise au ministère, avant d'être rejetée en mer à marée descendante.

Durant une éventuelle phase d'exploitation, l'eau douce serait remplacée par de l'eau de mer, qui après traitement, devient compatible avec la formation Macasty où se trouve le gisement, selon l'entreprise.

Pétrolia défend la rigueur de sa consultation publique, du processus d'évaluation environnementale et les améliorations apportées aux méthodes d'extraction.

Dans son communiqué, la compagnie rappelle qu'elle a décliné toutes les demandes d'entrevues, car elle n'est plus porte-parole de la société en commandite Hydrocarbures Anticosti.