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06/07/2016 13:24 EDT | Actualisé 07/07/2017 01:12 EDT

Les jeunes Franco-Manitobains mal à l'aise de parler avec les Québécois

Les jeunes Franco-Manitobains sont mal à l'aise de parler avec les Québécois, a souligné Justin Johnson, président du Conseil jeunesse provincial (CJP) qui prenait la parole lors des consultations pancanadiennes sur les langues officielles qui se sont tenues mercredi à Saint-Boniface.

Un reportage de Christine Charest

La directrice générale du CJP, Roxane Dupuis, affirme même que beaucoup de jeunes « se font traiter d'anglophones » et « se font dire que leur français n'est pas assez bon » à cause de leur accent lorsqu'ils parlent avec des Québécois.

Cette insécurité linguistique pousse beaucoup de jeunes à passer à l'anglais pour éviter les commentaires désagréables, alors que la communauté franco-manitobaine s'affaire à favoriser les occasions pour les jeunes de s'afficher en tant que francophones auprès d'autres francophones en voyageant ailleurs au pays.

Pour Roxane Dupuis, c'est le rôle des médias de faire valoir la beauté des accents pour permettre un sentiment de fierté au sein des francophones canadiens hors Québec.

« Un standard omniprésent dans les médias, ça empêche de pouvoir saisir la beauté et la richesse des accents, dit-elle. Pour plusieurs, c'est à force de les entendre qu'on en remarque la beauté et ça passe par les médias. »

Randy Boissonnault, le secrétaire parlementaire de la ministre du Patrimoine canadien, qui présidait la consultation à Saint-Boniface a admis que les médias avaient une part de responsabilité à refléter la diversité des accents francophones au Canada.

Les consultations pancanadiennes sur les langues officielles se poursuivront jeudi avec les communautés francophones de la Saskatchewan.